Initialement arrêtée au 17 juin, la date limite de dépôt des candidatures à l’Appel à manifestation d’intérêts AMI lancé par le ministère en charge du Développement à la base est repoussée au 19 juillet 2026. L’objectif est clair : donner aux Très petites et moyennes entreprises TPME du secteur agro-industriel une marge de manœuvre supplémentaire pour constituer un dossier solide.
Cette prorogation ne relève pas d’un simple ajustement calendaire. Elle traduit la volonté de toucher au-delà des cercles déjà informés, notamment les TPME en région, moins connectées aux canaux institutionnels mais disposant d’un ancrage réel dans les filières agricoles.
50 entreprises pour structurer des clusters agro-industriels
Le cœur de l’AMI est opérationnel : sélectionner 50 TPME capables de porter le développement de clusters agro-industriels sur l’ensemble du territoire. Les entreprises retenues auront un rôle de maillon fort dans la chaîne de valeur.
Concrètement, elles devront intervenir sur 4 segments clés : structuration des filières, sécurisation de l’approvisionnement en matières premières, transformation locale, et accès à la commercialisation. Autrement dit, passer du producteur isolé à un écosystème intégré où chaque acteur trouve sa place et sa marge.
Les filières visées sont stratégiques pour l’emploi et la souveraineté alimentaire : maïs, soja, manioc, riz, karité, ananas, sésame. Des cultures à fort potentiel de transformation et d’export régional, mais qui souffrent encore d’un déficit de capacité industrielle en amont.
Cet AMI s’inscrit dans le Projet d’accompagnement des jeunes hommes et femmes entrepreneurs dans les chaînes de valeur créatrices d’emplois PAJEC. Doté d’une enveloppe de 28 milliards FCFA, le programme vise un objectif ambitieux : faire émerger une génération de TPME structurées, bancables, et capables de passer à l’échelle.
Pour le ministère, l’enjeu dépasse la sélection. Il s’agit de renforcer l’écosystème entrepreneurial national en accompagnant la montée en compétence, l’accès au financement et l’intégration aux marchés. Les 50 TPME choisies serviront de locomotives pour entraîner d’autres acteurs dans leur sillage.
Comment candidater jusqu’au 19 juillet
Les entrepreneurs intéressés disposent de deux canaux :
Dépôt en ligne : via la plateforme dédiée de l’AMI
Dépôt physique : au siège de l’ADTPME à Lomé, dans les Maisons des Jeunes de Lomé, Kara et Dapaong, ou au Guichet d’accueil et d’orientation des jeunes de Kpalimé.
L’ADTPME – Agence de Développement des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises – reste le point d’entrée technique pour l’accompagnement au montage de dossier.
Avec cette prorogation, le Gouvernement envoie un signal : la qualité du tissu entrepreneurial prime sur la rapidité. Le PAJEC ne cherche pas seulement 50 dossiers, mais 50 TPME capables de transformer la matière première togolaise en richesse et en emplois durables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 19 juillet.

