Depuis lundi 28 septembre, Lomé est le centre de gravité de la mobilité africaine. Pendant trois jours, la capitale togolaise accueille une réunion consultative de haut niveau sur la libre circulation des personnes et la création du futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations, le MAC.
Des directeurs de l’immigration, des experts et des responsables venus de tout le continent planchent sur un même défi : comment faire tomber les barrières sans ouvrir la porte au chaos.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, au nom du Président du Conseil Faure Gnassingbé. Le choix de Lomé n’est pas anodin.
Le Togo vient de frapper fort. Le 18 mai dernier, le pays a décidé d’exempter de visa tous les ressortissants de l’Union africaine. Une mesure historique, qui maintient les contrôles mais supprime le premier mur. Lomé veut montrer l’exemple.
Pendant trois jours, les débats portent sur la gouvernance des frontières, la modernisation des procédures, la dématérialisation des documents et les systèmes intelligents de gestion des flux. Le tout, vingt ans après l’adoption du Cadre de politique migratoire pour l’Afrique.
Le futur MAC, qui réunira les patrons de l’immigration de tous les États membres et des communautés économiques régionales, doit devenir le cerveau stratégique de cette nouvelle mobilité. Son mandat : harmoniser, conseiller, et faire circuler les bonnes pratiques.
Car derrière les acronymes, il y a des réalités humaines : le commerçant qui veut traverser une frontière sans payer trois visas, l’étudiant qui rêve d’un master à Accra, le chauffeur routier bloqué à un poste frontière.
L’objectif final reste celui de l’Agenda 2063 : une Afrique intégrée où bouger ne sera plus un parcours du combattant.
Launetogo

