La mobilisation des recettes fiscales s’impose désormais comme un moyen de gouvernance économique, un moteur silencieux mais bien rodé pour le développement national. En renforçant sa capacité à collecter l’impôt de manière plus efficace, plus équitable et plus transparente, l’État togolais consolide les bases d’une prospérité durable, fondée sur l’effort collectif et la solidarité nationale.
La dynamique engagée repose sur une conviction : sans ressources internes solides, aucun projet de transformation ne peut prospérer. La mobilisation active des recettes permet ainsi à l’État de financer ses priorités sans dépendre excessivement des financements extérieurs. Routes, écoles, centres de santé, eau potable, électricité, protection sociale : derrière chaque infrastructure livrée et chaque service amélioré, se dessine l’apport décisif de l’impôt.
Cette approche traduit un changement de paradigme. L’impôt n’est plus perçu uniquement comme une contrainte, mais comme une contribution citoyenne au bien commun, un investissement collectif dans l’avenir du pays.
Des réformes pour élargir l’assiette et renforcer l’équité
Pour améliorer durablement la mobilisation des recettes, le Togo a engagé des réformes structurelles ambitieuses. L’élargissement de l’assiette fiscale constitue l’un des axes majeurs de cette stratégie. En intégrant progressivement de nouveaux acteurs économiques, notamment dans le secteur informel, l’État veille à répartir plus équitablement l’effort fiscal.
Parallèlement, les dispositifs de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ont été renforcés. La modernisation de l’administration financière, appuyée par la digitalisation des procédures, permet un meilleur suivi des déclarations, une traçabilité accrue et une réduction des pratiques illicites. La fiscalité gagne ainsi en justice et en crédibilité.
La transformation numérique joue en effet un rôle central dans cette dynamique. Déclarations et paiements en ligne, plateformes unifiées, interconnexion des services : ces outils simplifient les démarches des contribuables tout en améliorant l’efficacité de l’administration fiscale. Pour les opérateurs économiques, le gain est double : moins de lourdeurs administratives et plus de visibilité sur leurs obligations. Pour l’État, la digitalisation renforce la fiabilité des données, optimise la collecte et améliore la prévision budgétaire. La fiscalité devient plus fluide, plus moderne et mieux adaptée aux réalités contemporaines.
Une année correcte
L’Office togolais des recettes (OTR) a collecté 830,52 milliards de francs CFA de recettes depuis le début de 2025 à fin septembre de la même année. C’est un chiffre qui équivaut à 68,73 % de l’objectif annuel fixé (1 208,4 milliards de francs CFA) pour l’administration fiscale. Cette mobilisation obtenue à cette période de l’année traduit une progression de 5,6 % en glissement annuel, lorsqu’on la compare aux 786,32 milliards de francs CFA collectés sur la même période en 2024.
Selon les officiels, le bond est dû à la hausse des impôts et taxes, notamment l’impôt sur les sociétés (IS), en augmentation de 9,75 % pour s’établir à 127,24 milliards de francs. Aussi, une progression de 6,46 % est notée en ce qui concerne les droits de douane qui s’établissent à 141,3 milliards de francs CFA.
Une mobilisation qui soutient la justice sociale
L’accroissement des recettes fiscales trouve son sens dans l’usage qui en est fait. Les ressources mobilisées permettent de renforcer les politiques sociales, d’élargir les filets de protection et de soutenir les populations les plus vulnérables. Assurance maladie, transferts monétaires, subventions ciblées, investissements dans l’éducation et la formation : la fiscalité contribue directement à réduire les inégalités et à promouvoir une croissance plus inclusive.
La prospérité recherchée n’est pas réservée à quelques-uns, elle se veut partagée. Dans cette marche vers le progrès, chaque contribution compte. Et c’est dans la somme de ces efforts, équitablement répartis et judicieusement investis, que se dessine une prospérité durable, au bénéfice de tous.
