L’Assemblée nationale, dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, a posé une question d’actualité au gouvernement le 13 décembre 2024. Cette question, basée sur les articles 16 de la loi n°2024-005 du 6 mai 2024 et 112 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, vise à obtenir des éclaircissements sur les causes de l’accident, les mesures prises pour porter assistance aux victimes et les actions préventives envisagées.
C’est un événement tragique qui a secoué notre pays. L’effondrement de la passerelle piétonne à Agoé-Zongo le 13 décembre 2024 a coûté la vie à plusieurs personnes et causé d’importants dégâts matériels. C’est un moment de deuil national, et il est important de comprendre ce qui s’est passé et d’agir pour éviter que cela ne se reproduise.
La séance a été présidée par Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, Président de l’Assemblée nationale, en présence d’une délégation gouvernementale composée de Me Pacôme Adjourouvi, ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté, et des relations avec les institutions de la République ; Sani Yaya, ministre des travaux publics et des infrastructures et Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la protection civile.
L’interpellation de l’Assemblée nationale est un moment crucial pour faire la lumière sur cette tragédie. Il est important que le gouvernement réponde de manière transparente et complète aux questions posées. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui s’est passé, pourquoi cela s’est passé et quelles mesures seront prises pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.
Cet accident met en lumière la nécessité d’une surveillance accrue des infrastructures publiques et d’une maintenance régulière. Il est également important de s’assurer que les normes de sécurité sont respectées lors de la construction et de la rénovation des infrastructures.
« Les questions d’actualité posées au Gouvernement permettent aux députés d’avoir des informations exactes sur des sujets ponctuels et des points d’actualité, mais il faut le préciser, sans mise en jeu de la responsabilité politique du Gouvernement », a souligné le Président de l’Assemblée nationale au début de la séance.
Les questions posées par l’honorable Germaine Kouméalo Anaté, ont porté sur les circonstances du drame, les mesures prises par le gouvernement, les mesures préventives ou les conditions sécuritaires de ces passerelles piétonnes et les suites réservées à cet accident.
Après avoir exprimé toute la compassion de Son Excellence Monsieur le Président de la République et des membres du gouvernement face à la tragédie, chaque ministre a présenté les condoléances du gouvernement aux familles éplorées, demandé le repos de leurs âmes et souhaité un prompt rétablissement à tous les blessés. Des éclairages ont été apportés sur chaque point de la question d’actualité posée par la représentation nationale.
A
u titre des mesures prises, la représentation nationale note le déclenchement du plan ORSEC qui est un plan d’organisation d’urgence de la réponse de la sécurité civile en cas de catastrophes au Togo, la prise en charge et l’assistance des blessés et des familles éplorées, le renforcement d’autres passerelles existant, le renforcement des dispositifs de contrôle de la charge à l’essieu, la finalisation des portiques à déployer au niveau des passerelles, la mise sur pied des dos d’ânes en amont des portiques, l’intensification de la sensibilisation à l’endroit des usagers de la route en matière de gabarit, l’enquête judiciaire et la poursuite des auditions.
Au cours de cette séance plénière, le Président de l’Assemblée nationale a rappelé la portée de cet exercice : « mieux informés, les honorables députés que nous sommes pourrons être en mesure de mieux aider le Gouvernement à servir nos valeureuses populations et, ce faisant nous aurons tous réussis pour le Togo. Tel est aussi, le sens et la portée, des vertus de la Ve République, à savoir une démocratie parlementaire soucieuse du bien-être et du mieux-être de toutes et de tous, dans une cadre d’une gouvernance plus participative, plus inclusive et de proximité».
Le Président de l’Assemblée nationale a également « exprimé toute sa compassion et ses condoléances aux familles éplorées, demandé l’assistance divine à ceux qui sont blessés en leur souhaitant une prompte guérison ». Il a « salué l’esprit d’humanisme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, pour qui «personne ne doit être laissé de côté », et qui aux premières heures a instruit le Premier ministre afin qu’une assistance appropriée soit apportée aux familles des victimes ».
L’Assemblée nationale a un rôle important à jouer dans ce processus. Elle doit s’assurer que le gouvernement prend ses responsabilités et met en place des mesures concrètes pour garantir la sécurité des citoyens.

