Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains, Me Pacôme Yawovi M. Amenyo Adjourouvi, a accordé une audience ce mercredi 21 mai 2026 à une délégation de l’Union africaine des huissiers de justice et officiers judiciaires.
Conduite par Mme Rosine Bogore-Zongo, présidente de l’organisation, la délégation réunissait des représentants du Togo, du Burkina Faso, du Bénin et de la Côte d’Ivoire. Cette rencontre s’inscrit dans une démarche de concertation régionale sur l’avenir de la profession et sur les leviers de modernisation de l’exécution des décisions de justice dans l’espace UEMOA et au-delà.
Au centre des échanges figuraient trois axes majeurs : la valorisation du métier d’huissier de justice, l’amélioration des pratiques professionnelles dans les États membres de l’UEMOA, et l’avancement du projet d’harmonisation des statuts au niveau continental.
La délégation a présenté les travaux en cours au sein de l’Union africaine des huissiers de justice et officiers judiciaires pour renforcer la formation, l’éthique et la digitalisation des procédures d’exécution. L’objectif est de doter la profession d’un cadre harmonisé capable de répondre aux exigences de célérité et de sécurité juridique attendues par les justiciables et les opérateurs économiques.
Accueillant favorablement l’initiative, Me Pacôme Adjourouvi a souligné le rôle central des huissiers de justice dans le bon fonctionnement de la chaîne judiciaire. Il a insisté sur la nécessité de consolider le cadre juridique national et d’accroître l’efficacité de l’administration de la justice, en cohérence avec les engagements du Togo en matière de modernisation institutionnelle.
Le ministre a rappelé que le pays mène actuellement un processus d’actualisation du statut des huissiers de justice. Cette révision vise à adapter la profession aux évolutions du secteur judiciaire, notamment en matière de dématérialisation, de transparence des actes et de renforcement des garanties déontologiques.
« Le renforcement des auxiliaires de justice est une condition essentielle pour garantir l’accès effectif au droit et l’exécution des décisions dans des délais raisonnables », a déclaré le Garde des Sceaux.
Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue afin d’aligner les réformes nationales sur les orientations continentales portées par l’Union africaine des huissiers de justice et officiers judiciaires. Cette convergence devrait permettre de faciliter la reconnaissance mutuelle des actes, de fluidifier la coopération judiciaire et de renforcer la confiance des investisseurs dans l’environnement juridique régional.
L’audience s’est conclue sur la volonté partagée de faire de la profession d’huissier de justice un levier d’appui à l’État de droit et au développement économique en Afrique de l’Ouest.

