Le 25 septembre 2026 restera comme le jour où Adakpamé Kpota-Colas a prouvé qu’une élection de quartier pouvait être exemplaire. 499 inscrits, deux listes, zéro incident. Et derrière cette réussite, un homme a veillé : Sa Majesté Togbui LANKLIVI Adjikou 1er.
Si la liste Bleue d’Aglamé Koassi Ametepé l’emporte avec 288 voix soit 58,54% contre 199 pour la liste Rose soit 40, 45%, le véritable vainqueur du jour, c’est la méthode. Celle de la concertation sous l’arbre à palabre, modernisée.
Le garant de la paix
De la constitution des dossiers à la sécurisation du scrutin, Sa Majesté Togbui LANKLIVI Adjikou 1er a joué son rôle capital de régulateur. Gardien des us et coutumes, mais aussi facilitateur du développement moderne, le chef a mis tout son poids pour que le processus ne dérape pas en querelle de personnes.
Il a ouvert les portes de la chefferie aux deux listes, exigé la transparence de la commission électorale présidée par le conseiller municipal Ahanougbe Datsé Koudadjé Jérôme, et veillé à ce que chaque étape soit validée par les autorités municipales et préfectorales.
Résultat : un scrutin salué par le superviseur de la préfecture du Golfe, Amouzou Aké, comme une
organisation « au top ».
« Sans l’implication personnelle de Sa Majesté, cette première aurait pu être une foire d’empoigne. Il a rappelé que le CDQ n’est pas un parti, mais la maison de tout le monde », confie un membre de la commission.
Un président qui tend la main
Élu pour trois ans à la tête d’une équipe de sept membres, Aglamé Koassi Ametepé a compris la leçon du chef. Son premier discours n’est pas un discours de vainqueur, mais un appel à l’union.
« Tout le monde veut le développement », lance-t-il. Son diagnostic, nourri par du porte-à-porte, est sans fard : assainissement à refaire, jeunes déscolarisés sans formation, manque de partenaires.
Il promet deux chantiers immédiats : le curage des caniveaux et la création d’un pont entre les jeunes hors système scolaire et des artisans prêts à transmettre leur savoir-faire.
Et fidèle à l’esprit insufflé par Togbui LANKLIVI Adjikou 1er, il invite le bureau sortant et la liste adverse à le rejoindre. « Le chef nous a montré la voie : on ne développe pas un quartier divisé. »
Amouzou Aké a tenu à le rappeler : les CDQ, institués par décret en 1992, sont apolitiques. « Vous êtes là pour servir la population, pas une obédience. »
À Kpota-Colas, la chefferie a servi de boussole. Le nouveau bureau a désormais la carte en main.
Launetogo.

