À Lomé, la deuxième réunion du Comité technique de concertation État-secteur privé (CTC/CCESP) s’est déroulée vendredi. Georges Essowè Barcola, ministre des Finances et du Budget, a présidé la rencontre, en présence de Badama Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, ainsi que des acteurs du secteur privé et des partenaires financiers. L’ordre du jour portait sur l’évaluation des activités de 2025 et l’établissement des perspectives.
» Les participants ont salué les progrès significatifs réalisés, marquant une amélioration notable dans le dialogue et des résultats concrets, notamment en matière de discussions fiscales entre le ministre des Finances et le secteur privé », a affirmé Baniab Moyeme, secrétaire exécutif du CCESP au Togo. La réunion a également mis en avant la décentralisation du dialogue, avec la mise en place du comité régional de concertation de la région de la Kara. D’autres points abordés incluaient le soutien de l’Agence togolaise de normalisation (ATN) pour le contrôle des produits, la compétitivité des produits locaux, ainsi que la performance des entreprises et des unités industrielles.
Les participants ont également exprimé leur soutien au message du Président Faure Gnassingbé, prononcé devant le Parlement le 2 décembre, notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption. Thierry Awesso, premier vice-président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), a salué cette initiative, soulignant qu’elle permet aux acteurs du secteur privé d’échanger avec le gouvernement sur les enjeux actuels.
« Nous avons soumis au gouvernement des suggestions d’amélioration et souhaitons poursuivre le dialogue. Nous avons également pris connaissance de l’évaluation des indicateurs de 2025, qui montrent une croissance de 6,2%, contre une moyenne de 4% pour d’autres pays africains. De plus, le Togo a réussi à maîtriser l’inflation à 0,6%, contre une moyenne de 3,2% dans la plupart des pays. Globalement, nous sommes satisfaits des efforts conjoints », a-t-il déclaré.
M. Awesso a réitéré l’engagement du secteur privé à collaborer avec le gouvernement pour atteindre les objectifs fixés. Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a exprimé sa reconnaissance au Président Faure Gnassingbé pour son implication dans la transformation économique du pays. Il a également souligné la résilience et le rôle crucial du secteur privé, dont la contribution au PIB devrait augmenter, passant de 2,6 points de pourcentage en 2021 à 5,1 points d’ici 2027.
Prudence AFANOU

