Le 27 novembre 2025, le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est réuni en session extraordinaire pour répondre au coup d’État survenu en Guinée-Bissau, au lendemain des élections présidentielles et législatives du 23 novembre. Sous la présidence de S. E. M. Julius Maada BIO, président de la Sierra Leone et président en exercice de la CEDEAO, la réunion a rassemblé plusieurs chefs d’État et ministres de la région.
Une condamnation ferme et des exigences claires
Le CMS condamne avec fermeté le coup d’État* et appelle à la *restauration immédiate de l’ordre constitutionnel*. Il exige :
– La libération sans condition du président Umaro Sissoco EMBALÓ, des responsables électoraux et des figures politiques détenues.
– Le respect de la volonté du peuple bissau-guinéen et la publication des résultats des élections par la Commission Électorale Nationale.
– La protection des vies et des biens, ainsi que la sécurité des observateurs internationaux.
Mission de médiation de haut niveau
La CEDEAO a désigné une mission de médiation composée de :
– S. E. M. Faure GNASSINGBÉ*, président du Conseil Togolais,
– S. E. M. José Maria Pereira NEVES, président de Cabo Verde,
– S. E. M. Bassirou Diomaye FAYE, président du Sénégal,
accompagnés du président de la Commission de la CEDEAO, pour œuvrer au rétablissement du dialogue.
Mesures de la CEDEAO
– *Suspension de la Guinée-Bissau* des instances décisionnelles jusqu’au retour à la normale constitutionnelle.
– Poursuite de la mission de protection des institutions par l’ESSMGB (Mission de Soutien à la Stabilisation).
– Possibilité de *sanctions ciblées* contre les auteurs du coup d’État.
Le CMS appelle les forces armées à regagner leurs casernes et à respecter leur rôle, et garantit la sécurité des observateurs. La CEDEAO se réserve le droit d’utiliser toutes les options prévues par ses protocoles pour rétablir la démocratie en Guinée-Bissau.
La rédaction
