Dans le cadre de la Journée internationale des Micro, Petites et Moyennes Entreprises, la Confédération des Jeunes Entreprises et Startups du Togo a donné le coup d’envoi de son agenda 2026. La cérémonie s’est tenue le vendredi 26 juin 2026 au siège de l’organisation à Lomé, devant un parterre d’acteurs institutionnels, économiques et diplomatiques mobilisés autour d’un même cap : bâtir un écosystème entrepreneurial togolais plus structuré, plus compétitif et plus résilient.
Sous la conduite de Mme Médissa Sama, Présidente de la CJES-Togo, la rencontre a pris la forme d’un temps fort de mobilisation collective. Le maire de la commune du Golfe 5, Kossi Aboka, a marqué son soutien dès l’ouverture, confirmant l’ancrage territorial de la démarche.
L’événement a également enregistré une forte présence partenariale. Le système des Nations Unies, plusieurs administrations publiques et entreprises privées, ainsi que des partenaires techniques et financiers de premier plan dont Expertise France et la GIZ étaient représentés. La dimension régionale n’était pas en reste : des délégations venues du Ghana et du Maroc ont fait le déplacement, signe de l’intérêt croissant pour le modèle d’accompagnement développé par la Confédération.
Au-delà du protocole, cette mobilisation traduit une reconnaissance : celle d’une CJES-Togo qui s’impose progressivement comme une plateforme crédible de promotion de l’entrepreneuriat, à l’échelle nationale comme sur la scène africaine. L’ambition affichée pour 2026 est claire, passer de l’intention à l’impact, en connectant davantage les jeunes entreprises aux compétences, aux financements et aux marchés.
La Confédération des Jeunes Entrepreneurs du Togo vient ainsi d’entrer dans une nouvelle phase d’action. Pour répondre aux défis de formalisation, de compétitivité et d’accès au marché, la CJES-Togo déploie une stratégie construite autour de quatre programmes complémentaires, avec un cap clair : transformer des initiatives en entreprises performantes, intégrées à l’économie nationale.
Le premier axe concerne les coopératives et les PME des régions intérieures. Dans les Savanes, la Kara et la Centrale, cent entreprises et coopératives par région bénéficieront d’un accompagnement ciblé. L’objectif est de consolider leur organisation, améliorer la production, faciliter l’accès au financement et les mettre à niveau sur les exigences de marché afin de renforcer durablement leur compétitivité.
En parallèle, la CJES-Togo met en place la Maison des Débutants, un réseau de centres d’appui implantés à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Ces espaces de proximité sont pensés pour les jeunes entreprises en phase de lancement. Elles y trouveront un appui concret sur la comptabilité, la fiscalité, la gestion administrative et la transition vers le numérique, soit l’essentiel pour démarrer sur des bases saines.
Pour toucher au-delà des capitales régionales, la CJES Academy verra le jour sous la forme d’une plateforme de formation en ligne. Accessible en français comme dans plusieurs langues locales, elle vise à diffuser les compétences entrepreneuriales fondamentales, du pilotage à la vente, pour élargir les chances de réussite partout sur le territoire.
Le quatrième volet, Premier Deal, s’attaque au verrou du premier contrat. Le programme créera des connexions directes entre startups, entreprises établies et administrations publiques. L’idée est d’ouvrir des passerelles vers les chaînes de valeur existantes et de rendre accessibles des marchés adaptés aux jeunes structures.
Cette feuille de route porte une ambition mesurable. La CJES-Togo vise la structuration de 1 000 entreprises performantes à l’échelle nationale, la création de *40 000 emplois directs et indirects pour les jeunes, et une contribution de 5 milliards de francs CFA en recettes fiscales pour l’État. La démarche s’inscrit dans les priorités gouvernementales 2026-2031 « Protéger, Rassembler, Transformer », avec l’ambition supplémentaire de faire du modèle CJES une référence exportable en Afrique.
En conclusion, la Présidente *Mme Médissa Sama* a remercié le maire du Golfe 5 pour son soutien constant depuis 2022. Elle a surtout appelé à un engagement actif des partenaires techniques, financiers, institutionnels et médiatiques. « La CJES-Togo ne recherche pas des spectateurs, mais des partenaires engagés. Les jeunes entreprises n’ont pas besoin de compassion ; elles ont besoin d’opportunités, de contrats et de financements. Ce sont elles qui porteront l’économie de demain », a-t-elle affirmé.
Le maire du Golfe 5, Kossi Agbemenya Aboka, a ensuite lancé officiellement les activités 2026 de la CJES-Togo. Une année qui s’ouvre sous le signe de l’accompagnement rapproché, de l’innovation et de la réussite entrepreneuriale, pour faire du secteur privé jeune un levier du développement économique du Togo.

