C’est un ultimatum qui va soulager des milliers de fonctionnaires. Le gouvernement togolais vient de siffler la fin des retards interminables dans le traitement des dossiers des agents publics.
Dans une note circulaire musclée, datée du 28 août 2026 et référencée n°347/PC/MFPTDS/CAB, la ministre secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Ablamba Ahoéfavi Johnson, fixe une règle désormais claire : un mois maximum, pas un jour de plus.
Des plaintes qui ne passent plus
La décision ne tombe pas du ciel. Elle fait suite à des plaintes récurrentes, devenues insupportables, de fonctionnaires bloqués dans leur carrière parce qu’un papier dort dans un tiroir.
Sont visés tous les actes qui font la vie d’un agent : les nominations, les titularisations, les avancements, les rectifications de situation, les congés de maladie ou de maternité, les rappels à l’activité, les reprises de service et même les admissions à la retraite. Autant de dossiers vitaux qui, selon la Présidence du Conseil, ont un impact notable sur la carrière des agents concernés.
Un mois pour traiter, un suivi chaque semaine
Le message adressé aux directeurs généraux, directeurs et chefs de service est sans ambiguïté. Ils doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour traiter avec diligence tous les nouveaux dossiers, mais aussi pour apurer le stock de dossiers en instance dans ce même délai d’un mois.
Et pour s’assurer que l’instruction ne reste pas lettre morte, un mécanisme de contrôle est instauré. Chaque département et chaque service devra désormais produire un état hebdomadaire de suivi du traitement des dossiers.
Fini le dossier oublié au fond d’une pile. Avec ce suivi hebdomadaire et ce délai d’un mois imposé par le sommet de l’État, l’administration togolaise veut s’imposer ce qu’elle exige des citoyens : l’efficacité.
Launetogo.

