Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a pris part ce dimanche au 26ᵉ Sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et aux travaux du format « OCS+ », tenus à Bichkek, au Kirghizistan.
Au cœur d’un dispositif diplomatique réunissant chefs d’État, gouvernements et organisations internationales, le dirigeant togolais s’est retrouvé aux côtés de figures de premier plan de la scène mondiale, dont le Secrétaire général de l’ONU António Guterres et le Président turc *Recep Tayyip Erdoğan.
Une présence qui confère à Lomé une visibilité nouvelle dans un espace longtemps dominé par les puissances eurasiatiques.
Porter la voix de l’Afrique dans un forum eurasiatique
Créée en 2001, l’OCS regroupe une dizaine d’États d’Eurasie et ambitionne de peser sur la paix, la sécurité et la gouvernance mondiale. Le format « OCS+ » élargit le dialogue aux pays et organisations extérieurs, ouvrant ainsi une fenêtre stratégique pour l’Afrique.
Pour le Togo, cette invitation répond à une logique claire : diversifier les partenariats et faire entendre les priorités du continent là où se négocient les équilibres de demain.
« La participation de notre pays à ce sommet traduit notre diplomatie d’ouverture et notre volonté de porter la voix de l’Afrique sur les grands enjeux de paix, de sécurité, de multilatéralisme et de développement », a rappelé Faure Gnassingbé.
Au menu des échanges : lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité, connectivité, coopération financière, et construction d’un ordre international plus représentatif du Sud Global.
Un partenariat en consolidation avec le Kirghizistan
La séquence de Bichkek prend une résonance particulière dans la relation bilatérale. Quelques mois après la visite officielle du Président kirghize Sadyr Japarov à Lomé en avril dernier, les deux dirigeants se sont retrouvés.
Reçu à nouveau par son homologue, Faure Gnassingbé a été qualifié de « partenaire prometteur sur le continent africain ». Le Président Japarov a salué le soutien du Togo à la candidature du Kirghizistan au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2027-2028*, un geste diplomatique qui illustre la montée en puissance d’une coopération Sud-Sud concrète.
Au-delà des déclarations, cette proximité traduit une volonté partagée d’ancrer des relations durables entre l’Afrique de l’Ouest et l’Asie centrale.
Une diplomatie de projection et de diversification
En s’asseyant à la table de Bichkek, le Président du Conseil confirme une orientation déjà à l’œuvre : une diplomatie togolaise tournée vers l’ouverture, la projection et la diversification.
Loin d’une posture de spectateur, le Togo revendique un rôle de trait d’union. Entre l’Asie et l’Afrique, entre sécurité et développement, Lomé cherche à défendre les intérêts du continent tout en explorant de nouveaux leviers de croissance.
Dans le « cercle » des décideurs réunis à Bichkek, la présence de Faure Gnassingbé envoie donc un signal. Celui d’un Togo qui entend peser, d’une Afrique qui exige d’être représentée, et d’un monde où les équilibres se redessinent au profit d’un multilatéralisme plus inclusif.
La participation togolaise au 26ᵉ sommet de l’OCS marque ainsi une étape de plus dans la stratégie de positionnement international de Lomé.

