St John’s, Antigua-et-Barbuda. Le 4 novembre 2026, le Sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) s’est achevé après quatre jours de négociations. Loin des projecteurs, un pays a tiré son épingle du jeu : le Togo. Représenté par le ministre des Affaires étrangères, le Prof. Robert Dussey, il est venu chercher trois choses : des financements climatiques, des investissements, et des alliés.
56 nations. C’est la taille du Commonwealth. Une communauté de 2,7 milliards de personnes, héritière de l’histoire britannique, mais qui regarde aujourd’hui vers l’avenir.
Le thème de cette édition disait tout : « Accélérer les partenariats et l’investissement pour un Commonwealth prospère ».
Et le Togo, membre depuis juin 2022 seulement, n’est pas venu pour faire de la figuration.
Dussey, l’homme des couloirs
Dans les sessions plénières, le chef de la diplomatie togolaise a porté la voix du Togo. Mais c’est en marge, dans les couloirs, dans les entretiens bilatéraux, que le travail s’est vraiment fait.
Avec ses homologues, avec des partenaires institutionnels, avec des investisseurs, Robert Dussey a eu un seul message : le Togo est ouvert aux affaires, stable, et déterminé à diversifier ses alliances.
C’est la ligne directrice de la diplomatie togolaise, impulsée par le Président du Conseil : ne pas dépendre d’un seul bloc, parler à tout le monde, et faire du Togo un acteur de paix, de dialogue et de stabilité en Afrique de l’Ouest.
Climat : la cause commune des petits États
Antigua-et-Barbuda n’a pas été choisie par hasard pour accueillir ce sommet. Petit État insulaire en développement, il est en première ligne face au changement climatique.
Le Togo connaît cette réalité. Érosion côtière, inondations, sécheresses qui frappent l’agriculture. Le pays a donc plaidé, avec les autres, pour des actions concrètes et surtout pour un meilleur accès aux financements verts.
Car les promesses climatiques ne suffisent plus. Il faut des fonds, des projets, des résultats.
Commerce : le vrai enjeu
Le deuxième grand dossier du sommet, c’était le commerce intra-Commonwealth. Comment faire en sorte que les pays membres échangent davantage entre eux ? Comment attirer les investissements directs étrangers ?
Pour le Togo, l’enjeu est clair : transformer sa position géographique, son port de Lomé, sa stabilité, en atouts économiques. Et le Commonwealth est un formidable levier : c’est un accès direct aux marchés anglophones d’Afrique, des Caraïbes, d’Asie et du Pacifique.
Jeunesse : le pari de l’innovation
Enfin, le sommet a mis la jeunesse et l’innovation au cœur des débats. Un choix qui parle au Togo, dont la population est majoritairement jeune.
L’inclusion, la formation, l’innovation technologique : autant de piliers pour une croissance durable. Le Togo l’a bien compris, et il veut en faire un axe de sa coopération au sein du Commonwealth.
Plus qu’un sommet, une stratégie
Quatre ans après son adhésion, le Togo n’est plus le « nouveau » du Commonwealth. Il est devenu un membre actif, qui participe, qui propose, qui négocie.
À St John’s, il a confirmé sa stratégie : s’ouvrir au monde, diversifier ses partenaires, et faire entendre sa voix là où se jouent les grandes décisions.
Le lion, symbole du Togo, n’a pas rugi pour faire du bruit. Il a rugi pour se faire entendre.
Launetogo

