Il faut que l’opposition togolaise arrête de se mentir à elle-même et de mentir aux Togolais. Depuis le 29 janvier 2026, elle agite l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO comme un trophée, comme une prétendue annulation de la 5e République. C’est faux. Juridiquement faux. Politiquement malhonnête.
Que dit réellement l’arrêt ? La Cour n’a ordonné aucune transition. Elle n’a ordonné aucun transfert de pouvoir. Elle n’a ordonné aucune suspension de la Constitution de la 5e République. Il faut le répéter pour que même les plus sourds l’entendent : le dispositif ne contient rien de tout cela.
Et pour cause : la Cour de justice de la CEDEAO n’a pas compétence pour annuler une révision constitutionnelle d’un État souverain. Ce n’est pas son rôle. Elle n’est pas une cour constitutionnelle supranationale. Elle n’est pas un gouvernement de transition. Elle est juge du respect des droits humains dans l’application des textes, pas censeure des Constitutions des peuples.
L’opposition a voulu transformer une décision de justice communautaire en coup d’État juridique. Elle a échoué.
La 5e République est là. Elle est votée, promulguée, installée, fonctionnelle. Elle a un Président du Conseil, un Président de la République, un Sénat, une Assemblée. Elle travaille. Pendant que certains attendent une intervention extérieure qui ne viendra jamais, le Togo avance.
La CEDEAO elle-même le sait : ses décisions ne sont pas assorties d’un pouvoir de contrainte pour défaire l’ordre constitutionnel d’un pays. Vouloir lui faire dire ce qu’elle n’a pas dit, c’est de la manipulation.
Alors oui, il faut le dire avec force : Vive la 5e République ! Vive la stabilité institutionnelle du Togo ! L’heure n’est plus aux fantasmes de transition téléguidée depuis l’étranger, mais à la construction dans le cadre que le peuple souverain s’est donné.
Launetogo

