Ce n’est pas un hasard de calendrier. Alors que le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, plaide à Moscou pour un partenariat Russie-Afrique fondé sur la formation et le transfert de compétences, Lomé accueille la langue de Pouchkine.
La Semaine de la langue et de la culture russes a été officiellement lancée ce lundi 26 octobre 2026 à la bibliothèque de l’Université de Lomé, en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, le Prof. Gado Tchagbédji, de sa directrice de cabinet Dr Gameti Ama Dzifa, du maire du Golfe 3, Essohanim Gnassingbé, et de la communauté universitaire.
Au-delà du folklore, un signal diplomatique
Organisée par la succursale togolaise du Centre de diplomatie publique (CDP), l’initiative va bien au-delà du simple échange culturel. Dans son mot de bienvenue, sa directrice Mme Valentina Kolesnikova a salué l’ouverture des autorités togolaises, signe d’une amitié qui veut se construire par la base, par la jeunesse.
Le ministre délégué a, lui, recadré l’événement dans la vision portée par le Président du Conseil : développer le capital humain, améliorer la qualité de la formation et diversifier les partenariats internationaux. La maîtrise des langues étrangères, dont le russe, devient un levier stratégique pour accéder aux bourses, aux formations scientifiques et techniques que la Russie propose.
Un vœu a d’ailleurs été émis : étendre rapidement cette semaine à l’Université de Kara, pour que les étudiants du nord ne soient pas en reste.
Cinq jours pour apprendre autrement
Jusqu’au 30 octobre, le programme se veut immersif et populaire : initiation à la langue russe, projections de films et de dessins animés russes, ateliers culinaires et artisanaux. L’ouverture a d’ailleurs donné le ton avec l’apprentissage collectif d’une chanson russe et la récitation d’un poème.
Derrière l’aspect festif, l’enjeu est clair : alors que la coopération Togo-Russie se structure autour de l’énergie, de l’agriculture et de l’industrie, elle aura besoin de traducteurs, d’ingénieurs, de techniciens formés aux deux cultures. Cette semaine à l’Université de Lomé en est le premier laboratoire.
Launetogo

