C’est l’accord le plus symbolique des 13 signés à Pékin. Le 15 octobre 2026, en marge de la rencontre entre le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé et le Premier ministre Li Qiang, le Togo et la Chine ont échangé des notes officielles sur le projet de construction du futur bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Lomé.
Un bâtiment offert et construit dans le cadre de la coopération bilatérale, qui va changer le visage de la diplomatie togolaise.
L’actuel ministère, logé dans des locaux devenus exigus face à l’activisme diplomatique du pays, ne reflète plus le rang que Lomé entend occuper. Avec ce futur siège, le Togo s’offre une vitrine diplomatique moderne, à l’image de son statut de capitale de la paix et de hub des conférences internationales en Afrique de l’Ouest.
L’accord ne s’arrête pas aux briques.
Le même jour, un second mémorandum a été signé sur le développement des ressources humaines. Pékin s’engage à renforcer les capacités des cadres togolais, à travers des formations, des bourses et des échanges d’expertise.
Deux accords qui se répondent : l’un construit les murs, l’autre forme ceux qui y travailleront.
Ils s’inscrivent dans la nouvelle séquence ouverte le 13 octobre dernier, avec l’élévation de la relation sino-togolaise au rang de Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle. Une formule diplomatique forte qui se traduit désormais par des projets concrets.
Après l’annulation partielle de la dette, l’ouverture du marché chinois au soja togolais, la reconnaissance mutuelle des douanes et le jumelage Shaanxi-Kara, la Chine pose une nouvelle pierre, au sens propre, de son ancrage au Togo : celle de sa diplomatie.
Launetogo

