L’Assurance Maladie Universelle franchit une nouvelle étape dans sa territorialisation. La CNSS et l’INAM ont annoncé l’ouverture de huit nouveaux bureaux conjoints au cœur du Grand Lomé, afin de mettre l’AMU directement au contact des usagers, là où se jouent les soins.
Le message est simple : moins de déplacements, plus d’accompagnement, plus de rapidité.
Huit guichets de plus dans le Grand Lomé
Le réseau de proximité de l’AMU vient de s’étoffer. Sont désormais opérationnels des bureaux à l’Hôpital Dogta-Lafiè ainsi que dans les CMS d’Adétikopé, Ségbé, Adidogomé, Djidjolé, Agoè Démakopé, Agoè et Baguida.
Installés au sein même des structures sanitaires, ces points d’accueil ont pour mission d’informer, d’enregistrer, d’orienter et d’accompagner les bénéficiaires dans toutes leurs démarches liées à l’AMU. Fini les allers-retours entre centre de santé et agence administrative. L’agent AMU est désormais dans le couloir de consultation.
Un maillage qui couvre déjà tout le pays
Ces huit ouvertures ne partent pas de zéro. Elles viennent s’ajouter à un réseau déjà déployé dans les principaux centres hospitaliers du territoire.
On retrouve déjà des bureaux AMU dans les CHU, CHR et CHP de Lomé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara, Dapaong, Aného, Kpalimé, Blitta, Bassar et Mango*.
Avec ce nouveau lot, la CNSS et l’INAM resserrent la maille dans la zone la plus peuplée du pays, là où la pression sur les formations sanitaires est la plus forte.
Rapprocher le service pour rendre l’AMU concrète
Pour les deux institutions gestionnaires, l’enjeu dépasse la simple question logistique. Il s’agit de rendre l’Assurance Maladie Universelle visible, compréhensible et utilisable au quotidien.
En s’implantant dans les hôpitaux et CMS, les bureaux conjoints permettent un accompagnement immédiat du patient : vérification des droits, explication du panier de soins, appui aux formalités. L’objectif affiché est de rendre l’AMU plus accessible et plus proche des bénéficiaires, et de lever les freins qui freinent encore le recours aux soins.
À travers cette extension, la CNSS et l’INAM poursuivent le déploiement d’une protection sociale qui ne se décrète pas uniquement dans les textes, mais qui se vit dans les salles d’attente et au chevet des patients.

