Le numérique accélère l’économie et les services publics. Avec lui, la menace progresse aussi. Face à la montée des attaques, le Togo a fait de la cybersécurité un pilier de sa souveraineté digitale et de la protection des citoyens.
Entre 2021 et 2024, l’Agence nationale de la cybersécurité, l’ANCy, a recensé et traité *333 000 incidents*. Un chiffre qui dit deux choses : l’intensité des risques, mais aussi la capacité désormais opérationnelle du pays à les détecter et à y répondre.
La courbe est parlante. De *39 168 incidents en 2021*, on passe à 181 088 en 2024. Cette hausse n’est pas le signe d’un effondrement. Elle traduit un changement de posture : plus de systèmes surveillés, plus d’alertes levées, et surtout plus d’interventions en amont, avant que les dégâts ne soient irréversibles.
Sécuriser pour faire croître l’économie numérique
Sans confiance, pas de transformation digitale durable. C’est le postulat du Gouvernement.
Administrations, banques, entreprises et plateformes de paiement reposent désormais sur des infrastructures connectées. La capacité à neutraliser une menace en temps réel devient un facteur direct de stabilité économique.
En renforçant la veille et la réponse, l’État réduit les interruptions de service, freine la fraude et protège les données personnelles et stratégiques qui circulent chaque jour. Autant de garanties indispensables pour attirer les investissements et accélérer l’adoption des services en ligne.
Protéger le citoyen au cœur du quotidien
La cible a changé. Les cybercriminels visent désormais le quotidien : usurpation d’identité, phishing, piratage de comptes, escroqueries en ligne.
C’est là que se joue la protection. Le renforcement des capacités de l’ANCy vise à sécuriser les usages courants : paiements mobiles, téléprocédures, dossiers de santé. Dans un pays où le digital s’invite dans chaque foyer, la cybersécurité devient un enjeu de pouvoir d’achat et de tranquillité autant qu’un enjeu technique.
De la réaction à l’anticipation
L’ambition dépasse la simple gestion de crise. Il s’agit de bâtir un écosystème résilient, capable d’anticiper.
Le dispositif en place mise sur 3 leviers : une veille permanente, une capacité de réponse rapide et une coordination étroite entre institutions publiques et acteurs privés. L’objectif est d’installer une culture de la sécurité, de la conception d’un service jusqu’à son usage.
333 000 incidents traités en 4 ans*. Derrière ce total, il y a la preuve qu’investir dans la cybersécurité, c’est investir dans la croissance, dans la modernisation de l’État et dans la protection de chaque Togolais.

