Passer à l’action. C’est le sens de l’atelier « Deep Dive » tenu le jeudi 30 juillet à Lomé. Pendant une journée, Gouvernement et secteur privé ont travaillé à transformer la Vision Togo 2040 et la Feuille de route 2026-2031 en projets concrets, avec des engagements réciproques et des délais.
Les travaux ont été conduits au nom du Président du Conseil par Dr Sandra Ablamba JOHNSON, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, en présence de membres du Gouvernement, du patronat, des PME, et des partenaires techniques dont la SFI et la Banque mondiale.
L’investissement privé, carburant de la transformation
Pour le Gouvernement, la feuille de route est claire : le modèle de croissance doit changer de moteur.
« L’atteinte de nos objectifs nécessite une transformation structurelle de l’économie, et donc un nouveau modèle de croissance davantage tiré par l’investissement privé afin de créer plus de richesses et d’emplois », a souligné Dr Sandra Ablamba JOHNSON.
Trois chantiers ont concentré les échanges : agro-industrie, logistique-transport et énergie. L’idée : lever les contraintes, sécuriser les investissements et créer des chaînes de valeur locales. Les expériences du Maroc et de Maurice ont nourri les débats sur les mécanismes pour associer efficacement le privé.
Des bases déjà solides
Le Togo aborde cette nouvelle phase avec des atouts. En 2025, le stock d’IDE a progressé de 27,3% pour atteindre 2,063 milliards USD. La Plateforme industrielle d’Adétikopé gagne en attractivité. Les réformes douanières et foncières renforcent la sécurité juridique.
Autant de signaux qui rassurent les partenaires. « Nous saluons la qualité du partenariat avec le Togo et réaffirmons notre engagement à accompagner les réformes pour un secteur privé créateur d’emplois et de valeur ajoutée », a indiqué Nathalie KOUASSI AKON, Directrice Division Golfe de Guinée à la SFI.
Le privé s’engage sur 7 secteurs prioritaires
En réponse, le secteur privé a pris des engagements publics. Objectif : investir plus et mieux.
« Le secteur privé s’engage à accroître significativement ses investissements dans l’industrie, l’agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l’énergie, le numérique et les services à forte valeur ajoutée », a affirmé Charles KOKOUVI GAFAN, Président de l’AGET.
En face, l’État réitère sa part du contrat : amélioration continue du climat des affaires, dialogue permanent via la Cellule climat des affaires et le Cadre de concertation, et stabilité du cadre réglementaire.
Cap sur 2040 : doubler les revenus, diviser la pauvreté
Tout converge vers les deux cibles de la Vision 2040 : doubler le PIB par habitant et ramener le taux de pauvreté sous 15%.
Cette rencontre du 30 juillet, qui prolonge le séminaire gouvernemental de juin, installe une nouvelle méthode de travail : moins de discours, plus de projets bancables, plus de suivi.
Pour le Gouvernement, le cap est fixé. Avec un secteur privé responsabilisé, le Togo veut accélérer sa transformation et bâtir une économie plus compétitive et plus inclusive d’ici 2040.

