Le projet de Gestion des Déchets et Décentralisation dans les Chefs-lieux de Région, GEDEC, a tenu vendredi 24 juillet à Lomé la quatrième session de son comité national de pilotage. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur l’avancement des activités, de mesurer les résultats atteints, d’identifier les défis persistants et de formuler des recommandations en vue d’assurer la pérennité du dispositif à l’issue du projet.
D’un secteur informel à un service public structuré
Lancé en février 2023, le projet GEDEC a accompagné cinq communes pilotes dans la réorganisation complète de leur système de gestion des déchets. Il s’agit de Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Kozah 1 et Tône 1.
Le bilan présenté fait état d’une transformation notable. Le projet a permis de sortir d’un modèle largement dominé par l’informel pour aller vers la mise en place d’un système organisé et réglementé. Concrètement, des acteurs formels ont été agréés, des stratégies communales de gestion des déchets solides et des boues de vidange ont été adoptées, et des services opérationnels ont été déployés sur le terrain. Cette structuration vise à garantir aux populations un accès plus fiable et plus durable aux services d’assainissement de base.
Des acquis à consolider et des responsabilités à assumer
Pour le chef de projet GEDEC, Fafaadé Lokossou, les objectifs fixés ont été globalement atteints. Il a toutefois insisté sur la nécessité de transférer pleinement les responsabilités aux collectivités territoriales pour la suite.
Selon lui, les communes doivent désormais se doter des moyens de leur politique. Cela passe par une meilleure gestion des ressources financières qui leur sont allouées, une planification rigoureuse de leurs services et un renforcement de leurs capacités en matière de transfert et de traitement des déchets. Il a également appelé les populations à s’approprier les bonnes pratiques et à jouer pleinement leur rôle dans la préservation de la salubrité urbaine.
Le soutien des partenaires techniques et financiers salué
Les partenaires du projet ont souligné la portée des résultats obtenus. Le représentant de l’ambassadeur de France, M. Lionel Vignacq, a mis en avant la qualité de la coopération entre acteurs publics et privés instaurée par GEDEC. Il a relevé que cette synergie a permis d’améliorer durablement la gestion des déchets dans les cinq communes, tout en permettant d’atteindre les objectifs ambitieux fixés à l’horizon 2025 en matière de taux de collecte, de valorisation et d’accès aux services d’assainissement.
De son côté, la représentante de l’Union européenne, Mme Silvia Favret, a salué l’engagement de l’ensemble des parties prenantes. Elle a souligné que le projet a contribué à renforcer les capacités institutionnelles des communes, à améliorer le cadre de vie en milieu urbain et à promouvoir une gouvernance locale plus durable et plus efficace.
Avec ces acquis, le projet GEDEC pose les fondations d’une filière de gestion des déchets plus professionnelle au Togo. Le défi désormais est d’assurer la transition et de permettre aux communes de maintenir la dynamique enclenchée.

