La quête d’une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo s’accélère. Dans la continuité de sa mission de Médiateur désigné par l’*Union africaine, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu ce lundi à Pya Floribert Anzuluni, ministre congolais de l’Intégration régionale.
Une rencontre à huis clos, au cœur des consultations que mène le Togo depuis plusieurs mois pour désamorcer la crise dans la région des Grands Lacs.
Un point d’étape sur une crise qui dure
Au centre des discussions : la situation sécuritaire dans le Kivu et l’Ituri. Des zones où les violences armées continuent de faire des victimes civiles et de contraindre des centaines de milliers de personnes au déplacement.
Les deux responsables ont dressé un état des lieux précis. Ils ont évoqué l’impact humanitaire, la fragmentation des groupes armés, et les blocages qui freinent encore les efforts de stabilisation sur le terrain.
L’objectif était de confronter les analyses. Côté congolais, la priorité reste le retour de l’autorité de l’État et la protection des populations. Côté médiation, l’urgence est de recréer un espace de dialogue crédible entre toutes les parties.
Diplomatie et coopération : deux leviers pour la paix
Au-delà de la crise, l’entretien a porté sur les initiatives en cours. Initiatives régionales, initiatives sous l’égide de l’UA, initiatives bilatérales.
Le Président du Conseil et le ministre Anzuluni ont également exploré les pistes pour renforcer la coopération entre *Lomé et Kinshasa*. Une coopération pensée comme un appui concret à la paix : partage d’expériences en matière de réconciliation, appui aux processus de désarmement, et coordination diplomatique dans les forums régionaux.
Pour le Togo, la stabilité de la RDC est une condition de la stabilité de toute l’Afrique centrale.
Kinshasa salue la démarche de lomé
À l’issue de l’audience, le ministre *Floribert Anzuluni* a tenu à rendre hommage à la démarche togolaise.
« _Nous saluons l’engagement personnel du Président du Conseil Faure Gnassingbé. Le Togo, sous mandat de l’Union africaine, œuvre avec constance pour une solution politique. Les autorités congolaises expriment leur reconnaissance pour cette médiation qui met le dialogue au centre_ », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que Kinshasa reste attachée à une résolution pacifique, inclusive et respectueuse de la souveraineté de la RDC.
Une médiation qui s’installe dans la durée
Depuis sa désignation par l’UA comme Médiateur pour la crise dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs, *Faure Gnassingbé* multiplie les navettes. Chefs d’État, responsables régionaux, partenaires internationaux : la méthode est celle de l’écoute et de la convergence.
La ligne est claire : créer les conditions d’un cessez-le-feu durable, rouvrir les canaux de discussion, et bâtir un cadre politique qui permette aux populations de retrouver la sécurité.
À Pya, le message est réaffirmé. Le Togo entend jouer pleinement son rôle pour qu’enfin, l’Est de la RDC tourne la page de la violence et s’engage sur le chemin de la paix et du développement.*

