Le Togo intensifie son action pour l’employabilité des jeunes. La semaine dernière, le ministère de l’Éducation nationale a signé une convention de partenariat de trois ans et demi avec la Fondation Follereau Luxembourg, FFL représentée localement par l’*Association des Amis togolais.
Un nouvel outil de formation au cœur des Plateaux
L’accord porte sur la construction et l’équipement d’un centre de formation professionnelle à Ebeva-Hiheatro, commune Amou 3*. L’ambition : rapprocher l’offre de formation des bassins de vie, et l’aligner sur les besoins réels du marché du travail. Le projet s’inscrit dans la Politique nationale de promotion de l’emploi et de l’apprentissage des jeunes.
L’objectif est d’offrir aux apprenants des compétences pratiques, certifiantes et directement exploitables, que ce soit en emploi salarié ou en auto-emploi. L’accent est mis sur les métiers porteurs et l’adéquation formation-emploi.
« _Cette convention traduit notre volonté commune d’offrir à la jeunesse togolaise des opportunités concrètes de formation, d’apprentissage et d’insertion. En unissant nos efforts, nous créons les conditions pour que davantage de jeunes bâtissent un avenir professionnel solide_ », a souligné Emmanuel Ahiya, secrétaire général du ministère.
La FFL confirme son engagement à accompagner l’État dans le déploiement des activités prévues. Créée le 7 décembre 1966 et reconnue d’utilité publique depuis 1984, la fondation intervient dans huit pays africains, dont le Togo, sur la santé, l’éducation, la protection de l’enfance et la formation professionnelle.
Ce partenariat s’appuie sur une stratégie plus large. Le pays s’est doté, le mois dernier, d’un *schéma directeur des formations de courte durée* pour structurer et harmoniser les parcours accélérés destinés aux jeunes et aux femmes.
Un premier programme lancé en août 2025 a déjà formé 175 bénéficiaires dans dix métiers porteurs, via 21 centres répartis dans les cinq régions’. Résultat : 72,3% d’insertion à l’issue des formations.
Avec le centre d’Ebeva-Hiheatro, l’État et ses partenaires visent à décliner ce modèle au plus près des territoires et à consolider un réseau de centres capables de répondre rapidement aux besoins des entreprises locales.

