Experts et directeurs de recensements de plusieurs pays francophones d’Afrique ont posé leurs valises cette semaine à Lomé. Objectif : synchroniser leurs montres pour le prochain cycle mondial de recensement général de la population et de l’habitat, prévu en 2030.
À l’initiative du ministère de la Planification, avec l’appui de la Commission des statistiques des Nations Unies, de l’UNFPA et de la Commission économique pour l’Afrique, CEA, cette session de cinq jours veut tirer les leçons du passé et intégrer les outils de demain.
Au menu : digitalisation de la collecte, exploitation du big data, géoréférencement, protection des données et renforcement des instituts nationaux de statistique. L’enjeu est de produire des chiffres plus fiables, plus rapides et mieux ventilés pour éclairer les politiques publiques.
À l’issue des travaux, chaque délégation repartira avec deux acquis : une boîte à outils méthodologique actualisée et une vision partagée du déroulé opérationnel. Dénombrement, cartographie, communication, contrôle qualité : tout est passé au crible pour éviter les écueils de 2020.
Pour le Togo, hôte de la rencontre, c’est aussi l’occasion de consolider son dispositif statistique et de s’aligner sur les standards internationaux. Car un bon recensement ne se décrète pas en 2030 : il se prépare dès aujourd’hui.

