Le dispositif national de transparence climatique togolais franchit une nouvelle étape. Cette semaine, le ministère de l’Environnement a validé trois études thématiques majeures lors d’un atelier regroupant administrations, experts, société civile et partenaires techniques.
Trois études pour une gouvernance plus rigoureuse
Les travaux validés couvrent des angles stratégiques :
1. Genre et climat : méthodologie pour intégrer la dimension genre dans les Rapports Biennaux de Transparence et les Communications Nationales, afin que les politiques tiennent compte des impacts différenciés sur hommes et femmes.
2. Circonstances nationales : actualisation du contexte socio-économique et des dispositifs institutionnels du Togo. Une mise à jour indispensable pour ancrer les données climat dans les réalités du pays.
3. *Participation et redevabilité* : cadre d’engagement des parties prenantes et mécanisme de gestion des plaintes. L’objectif est de garantir que les communautés affectées par les projets climat puissent se faire entendre.
Cette démarche répond aux exigences de l’Accord de Paris en matière de suivi, rapportage et vérification. Depuis son adhésion à la CCNUCC, au Protocole de Kyoto et à l’Accord de Paris, le Togo soumet régulièrement ses rapports nationaux et met en œuvre ses Contributions Déterminées au niveau National.
« Produire des données transparentes et inclusives n’est plus une option. C’est une exigence pour éclairer les décisions et accroître l’efficacité des actions climatiques », a souligné le directeur de cabinet, représentant le ministre Nabede Pyabalo.
La validation intervient alors que le Togo met en œuvre sa loi de l’an dernier sur la lutte contre les changements climatiques. Ce texte, désormais cadre juridique de référence, vise à renforcer les institutions, améliorer la planification et faciliter la mobilisation des financements climat.
Avec ces trois outils, le Togo se dote d’un système plus crédible pour mesurer, déclarer et ajuster sa réponse climatique.

