« C’était un véritable honneur d’échanger avec Mahamadou Bonkoungou à Istanbul. C’est un visionnaire dont le travail continue de façonner l’Afrique et de laisser une marque mondiale. Notre conversation a dépassé ce qui a été construit, touchant à ce qui reste à venir. Sa clarté, son but et son impact à travers EBOMAF sont vraiment inspirants. Reconnaissant pour le moment. Encore plus inspiré pour ce qui nous attend. »
Par ces mots, Emmanuel Adebayor, icône du football africain, a salué la trajectoire et la stature du Président-Directeur Général du groupe EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou. Une déclaration sobre, dense, qui dit l’estime et révèle l’horizon partagé : celui d’une Afrique qui conçoit, bâtit et se projette.
Istanbul, épicentre d’une convergence africaine
C’est à Istanbul, carrefour historique entre l’Orient et l’Occident, que les deux hommes se sont retrouvés. Le choix du lieu n’est pas anodin. La métropole turque s’impose depuis une décennie comme une plateforme d’affaires privilégiée pour les entrepreneurs africains, à la croisée des capitaux, des technologies et des corridors logistiques. C’est là que Mahamadou Bonkoungou, bâtisseur discret devenu acteur majeur des infrastructures sur le continent, tisse une partie de ses partenariats stratégiques. C’est là qu’Emmanuel Adebayor, reconverti en investisseur et philanthrope, observe les modèles économiques susceptibles d’accélérer le développement de sa région natale.
Mahamadou Bonkoungou : l’ingénierie du concret
À la tête d’EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou incarne une école africaine du pragmatisme. Routes, aéroports, ouvrages d’art, programmes immobiliers : le groupe né au Burkina Faso a étendu son empreinte du Togo à la Côte d’Ivoire, du Bénin à la Guinée, du Gabon à Djibouti. Sa signature : livrer dans les délais, imposer des standards internationaux, former une main-d’œuvre locale. Pour Adebayor, « sa clarté, son but et son impact » ne relèvent pas de l’incantation. Ils se mesurent en kilomètres de bitume, en pistes d’atterrissage, en emplois créés, en capacités techniques transférées.
Le PDG d’EBOMAF refuse pourtant le récit de la réussite solitaire. Sa vision, qu’Adebayor qualifie de « marque mondiale », procède d’une conviction : l’Afrique ne peut se contenter d’importer des modèles. Elle doit produire ses propres champions industriels, capables de négocier d’égal à égal sur les marchés internationaux et de réinvestir leurs marges sur le continent.
Au-delà du bilan, le temps des perspectives
« Notre conversation a dépassé ce qui a été construit, touchant à ce qui reste à venir. » La phrase d’Adebayor éclaire la nature de l’échange. Il ne s’est pas agi de comptabiliser les réalisations, mais d’esquisser des trajectoires. Quelles infrastructures pour accompagner la Zone de libre-échange continentale africaine ? Comment articuler investissements privés, souveraineté technique et emploi des jeunes ? Quel rôle pour les figures publiques dans la mobilisation des capitaux et des énergies ?
L’ancien capitaine des Éperviers du Togo, devenu entrepreneur social à travers sa Fondation SEA, partage avec Mahamadou Bonkoungou une même obsession : l’impact. L’un l’a exercé par le football, la notoriété et l’engagement humanitaire. L’autre par le BTP, la finance de projet et la diplomatie économique. Leur dialogue à Istanbul laisse entrevoir des synergies possibles : sport et éducation, infrastructures et jeunesse, leadership et transmission.
L’Afrique qui bâtit et qui inspire
« Encore plus inspiré pour ce qui nous attend. » La conclusion d’Adebayor n’est pas une formule de politesse. Elle traduit un changement d’époque. L’Afrique des années 2026 ne veut plus seulement raconter ses problèmes. Elle veut montrer ses bâtisseurs, ses solutions, ses ambitions. Mahamadou Bonkoungou, par la constance de son parcours et l’ampleur de ses chantiers, appartient à cette génération d’entrepreneurs qui redessinent la carte économique du continent sans tapage, mais avec méthode.
La rencontre d’Istanbul vaut ainsi témoignage. Témoignage que la reconnaissance entre pairs africains devient un levier de légitimation. Témoignage que la prochaine frontière du développement se jouera dans la capacité à fédérer vision, capital et compétence. Et témoignage, enfin, que l’inspiration circule désormais du terrain économique vers les vestiaires, des carrières industrielles vers les stades, de Bonkoungou à Adebayor, et au-delà, vers une jeunesse qui cherche des modèles crédibles.
Dans le silence des grues et le fracas des chantiers, EBOMAF trace des routes. Dans les mots d’un footballeur devenu architecte d’espérance, ces routes trouvent un écho. L’Afrique avance quand ses bâtisseurs se parlent.
Prudence AFANOU

