Le Togo connaît un véritable élan de modernisation de ses zones rurales, avec la construction et la réhabilitation de nombreux marchés. Cette initiative gouvernementale, inscrite dans la dynamique de la Feuille de route Togo 2025, vise à libérer le potentiel des populations rurales et à lutter contre la pauvreté.
Un souffle nouveau pour les marchés ruraux
Les marchés, souvent négligés dans les zones rurales, sont pourtant des lieux de vie essentiels. Ils permettent aux populations locales de se fournir en produits de première nécessité, de vendre leurs récoltes et de générer des revenus. La modernisation de ces espaces commerciaux est donc un véritable atout pour le développement économique et social des villages.
Des infrastructures modernes pour un commerce dynamique
La construction de nouveaux marchés et la réhabilitation des anciens offrent aux populations rurales des infrastructures modernes et fonctionnelles. Des espaces plus vastes, des stands propres et organisés, des systèmes d’éclairage et d’assainissement améliorés : tous ces éléments contribuent à créer un environnement plus attractif pour les commerçants et les clients.
Un impact positif sur la vie des populations rurales
La modernisation des marchés a un impact positif direct sur la vie des populations rurales. Elle permet de :
Stimuler l’activité économique locale en favorisant le commerce et l’entrepreneuriat.
Améliorer les conditions de travail des commerçants** en leur offrant un environnement plus sûr et plus confortable.
Faciliter l’accès aux produits de première nécessité pour les populations rurales.
Créer des emplois et réduire le chômage dans les zones rurales.
Un engagement pour un développement inclusif
La politique de modernisation des marchés s’inscrit dans la dynamique de la Feuille de route Togo 2025, qui prône un développement inclusif et durable. En investissant dans les zones rurales, le gouvernement togolais montre sa volonté de réduire les inégalités et de créer des opportunités pour tous.
Un avenir prometteur pour les zones rurales
La modernisation des marchés est un signal fort envoyé aux populations rurales. Elle témoigne de la volonté du gouvernement de les accompagner dans leur développement et de leur offrir un avenir plus prometteur. En s’appuyant sur ces initiatives, le Togo peut espérer voir ses zones rurales se transformer en pôles de croissance et de prospérité.
Un nouveau marché à Tchamba
Il a été réceptionné fin novembre 2024 à Kouloumi (commune Tchamba 2). L’infrastructure est réalisée par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) dans le cadre du Programme de soutien aux microprojets d’infrastructures communautaires (Psmico), avec le concours financier du Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV).
Ce marché dans la région centrale a un coût global de 120 millions de francs CFA. Il est constitué de hangars de type cantonal, de magasins de stockage et d’ouvrages connexes comme un forage photovoltaïque et un dépotoir.
Le but qui se cache derrière sa construction est qu’il y ait une amélioration des conditions d’exercice des activités des commerçants et une augmentation de la capacité d’accueil.
Un autre à Pissiyo
Il a été inauguré en avril 2024, grâce encore au Psmico. Le village de Pissiyo, se trouvant dans le canton d’Atchangbadè dans la commune Kozah 4, jouit depuis lors de nouveaux ouvrages marchands. Financés par le PAPV, les ouvrages comprennent 8 hangars, 3 magasins, des boutiques, des latrines modernes, un forage photovoltaïque avec adduction d’eau.
Le coût des travaux est de 140 millions de francs. Les femmes et les hommes profitent de la nouvelle dynamique sur place, avec les marchandises qui s’écoulent et s’achètent plus facilement, stimulant ainsi l’économie locale.
Le Psmico a fait construire plusieurs marchés
Depuis son lancement, le Psmico responsabilise et développe les communautés à la base. Il accompagne durablement le processus de mise en place et de gestion des infrastructures socio-collectives pour satisfaire les besoins des communautés à la base.
En 2022, il avait déjà fait l’objet d’un financement total d’environ 21 milliards de francs CFA. Il touchait jadis plus de 15 000 communautés à la base, au sein de plus de 300 cantons à travers le pays. En termes d’infrastructures et d’accompagnement à l’élaboration des plans d’actions villageois par les Comités de développement à la base (CDB), 179 plans de ce type ont été élaborés dans 179 villages de 2015 à 2021 et 11 CDB ont été formés en 2020.
Sur le plan des infrastructures, il était dénombré, jusqu’en 2021, 483 salles de classe construites et 15 bâtiments scolaires réhabilités. On note également la construction de 4 centres de santé, de 20 blocs de latrines, de 28 forages et, pour la seule année 2019, la construction de 553 hangars de marché et la réhabilitation de 68 autres.

