Représentant de l’ONUDC Honorable Hadja Mémounatou Ibrahima Présidente du
Parlement de la CEDEAO
Les travaux de la première session ordinaire du Parlement de la CEDEAO se poursuivent à Abuja au Nigéria. Ce lundi 8 juillet 2024, les élus des populations de la sous-région étaient face à un représentant de l’Organisation des Nations Unies pour la lutte contre les Drogues et le Crime, ONUDC. Objectifs, les édifier sur l’ampleur des phénomènes, les amener à prendre conscience et attirer l’attention de leurs gouvernants pour des réforme plus protectrices des populations. Cette plénière a été présidée par l’Honorable Hadja Ibrahima Mémounatou, Présidente de l’institution.
Dans sa communication face aux parlementaires de la CEDEAO, le représentant de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, ONUDC s’est appesanti sur le travail et les expériences en Afrique de l’Ouest et du Centre de son institution avec un accent sur la drogue et le crime. C’est la deuxième communication du genre au programme de la première session ordinaire du parlement de la CEDEAO.
Quatre programmes ont été mis en place pour lutter contre le trafic illégal des drogues, la piraterie maritime, améliorer le contrôle des conteneurs dans les ports et aéroports, renforcer la communication dans les aéroports sans oublier le centre régional sur le crime transnational organisé dont le siège se trouve en Côte d’Ivoire. Selon l’orateur, l’une des principales tâches de l’ONUDC, c’est d’appuyer les pays de la région pour qu’ils puissent renforcer le système de gestion des frontières afin de mieux contrôler les ports, les aéroports mais aussi la traversée des frontières terrestres.
Pour se faire, un certain nombre initiatives ont été lancées. Il y a ce qu’on appelle « l’initiative pour les frontières en Afrique de l’Ouest » qui est centralisée dans les bureaux de l’Afrique de l’Ouest. Un projet conjoint dont l’objectif est de renforcer la capacité de certains pays à faire face au défi du crime organisé et du trafic des drogues.
Il y a aussi la mise en place de l’unité criminelle transnationale en Siéra Leone, au Libéria, en Guinée-Bissau et en Côte d’Ivoire et dans certains Etats. Résultats, 250 personnes ont été arrêtés, plus de 2 tonnes de saisine devant les douanes et plus de 87 tonnes de faux produits médicaux.
Le second programme est un programme sur la criminalité maritime. C’est un programme qui a été lancé pour faire face à la piraterie dans le golfe de Guinée. L’objectif c’était de renforcer des capacités des acteurs qui travaillent dans le domaine maritime et également développer des capacités pour des opérations en mer.
A travers ce programme, des appuis ont été apportés pour des réformes juridiques dans plusieurs pays. Outre l’appui au système de justice pénale pour appréhender des pirates, des appuis ont été également apporté aux communautés locales dans le delta du Niger pour faire face aux causes profondes de la piraterie. L’appui est également allé à des organisations pour des exercices et des simulations. Par exemple, explique l’orateur « L’appui que nous avons apporté au Nigeria a permis l’arrestation de dix pirates peut-être même davantage. Il y a eu ce procès historique au Togo au cours duquel 8 pirates ont été condamnés. Plus de 700 officiers de police ont été formés. Deux activités de formation ont été menées et parmi celles-ci, plus de 50 femmes ont été formées dans 12 pays différents ».
Le troisième programme est un programme pour la communication dans les aéroports. À ce jour il a permis d’intercepter et de saisir différents objets notamment plus de 200 kilos de cocaïne et 400 kg de cannabis, des produits d’animaux et des produits médicaux de contrefaçon.
Le dernier programme est un programme de contrôle des conteneurs. C’est l’un des programmes qui a connu le plus de réussite, se réjouit l’orateur. L’objectif est de prévenir le trafic illégal. Il a permis de développé les capacités des agents pour leur permettre d’identifier et de prévenir le trafic de bien illicite et illégaux.
A toutes ces approches, s’ajoute une dernière initiative notamment la création d’un centre régional sur le crime transnational organisé dont le siège se trouve en Côte d’Ivoire. « C’est une plateforme que nous avons créée pour faciliter un partage des connaissances et les meilleures pratiques dans la mise en œuvre de toutes les conventions des Nations Unies sur le crime transnational ».
L’ONUDC a des bureaux partout dans la région, lesquels bureaux apportent une assistance sur la base des besoins spécifiques de chaque pays à déclaré l’orateur pour clore sa communication.
Les zones d’ombre ont fait l’objet de débats et le représentant de l’ONUDC, à apporter des éclairages à toutes les préoccupations des parlementaires. La plénière a été présidée par l’Honorable Hadja Ibrahima Mémounatou, Présidente du Parlement de la CEDEAO.
Elle a félicité l’exposant et son institution pour leurs efforts dans la lutte contre les drogues et le crime organisé. L’exercice a été d’une grande utilité car, il a permis à chacun de s’édifier sur le sujet et de se rendre compte de la nécessité selon la Présidente d’intégrer dans nos pays des approches plus efficaces pour lutter durablement contre le fléau des drogues.
La rédaction

