Il y a 40 ans, Lomé s’est réveillée sous les balles. Ce 23 septembre 2026, elle s’est recueillie.
Au camp Général Gnassingbé Eyadéma, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Chef suprême des armées, a présidé la commémoration du 40e anniversaire de l’agression terroriste de 1986. Une cérémonie sobre, militaire, et profondément patriotique.
Avant les honneurs au camp, le pays tout entier a marqué une pause. Des gerbes ont été déposées à la Place des Martyrs à Lomé, et dans tous les chefs-lieux de régions et de préfectures. Même geste, même mémoire, du nord au sud. Pour ne pas oublier ceux qui sont tombés dans la nuit du 23 au 24 septembre 1986.
Cette nuit où Lomé a tenu
Un témoin militaire l’a raconté. Cette nuit-là, des tirs éclatent dans plusieurs quartiers de la capitale. La ville est sous tension. Des assaillants venus de l’extérieur tentent de prendre le pays.
La riposte est immédiate. Forces de défense et de sécurité, avec le soutien de la population, s’organisent sur ordre de la hiérarchie. Elles contiennent, repoussent, et sauvent l’intégrité du territoire. C’est cette histoire de courage que la République est venue transmettre, 40 ans plus tard, aux jeunes générations.
Seize croix de la vaillance
Le temps fort de la matinée : la décoration. Seize officiers, sous-officiers et militaires du rang ont reçu la Croix de la Vaillance, avec étoile d’argent et de bronze.
Deux générations de bravoure réunies dans une même distinction : des anciens qui ont tenu Lomé en 1986, et des plus jeunes qui tiennent le front aujourd’hui dans l’opération Koundjoaré au nord. Même courage, même abnégation.
Une mémoire qui sert le présent
Quarante ans après, le symbole est plus actuel que jamais. L’Afrique de l’Ouest est de nouveau secouée par le terrorisme et l’extrémisme violent. Le Togo, en première ligne dans les Savanes, le sait.
À travers cette commémoration, Faure Gnassingbé a rappelé sa ligne : protection du territoire, sécurité des populations, préservation de la paix. Et derrière la sécurité, permettre le développement. Car sans paix, rien ne pousse.
Plus qu’un hommage, le 23 septembre est devenu une leçon : vigilance, patriotisme, cohésion. Les valeurs qui ont sauvé Lomé en 1986 sont celles qui doivent protéger le Togo en 2026.

