Le projet de rapport 2023 sur l’état de la concurrence a été validé jeudi à Lomé. C’était au cours d’un atelier national qui a réuni des acteurs du secteur privé, les responsables des associations de consommateurs et de l’administration publique.
L’élaboration du projet de rapport sur l’état de la concurrence au Togo entre dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi n°99-011 portant organisation de la concurrence et du suivi de l’application des règles communautaires en matière de concurrence. Elle répond également aux directives de la commission de l’UEMOA qui recommandent que chaque Etat élabore son rapport sur l’état de la concurrence.
Le document traite de la présentation du cadre juridique et institutionnel en matière de concurrence aux niveaux national et communautaire, du bilan des affaires traitées en ladite matière et des recommandations pour mieux asseoir la politique de la concurrence.
« Il s’agit essentiellement que tous les acteurs concernés par la thématique s’accordent sur l’état de la concurrence et fassent des recommandations pour l’améliorer. Puisqu’il y a des pratiques anti-concurrentielle reconnues par l’UEMOA à travers les textes au niveau national et les pratiques déloyales. Il est donc question de voir comment faire pour que les opérateurs économiques puissent respecter ces dispositions et avoir un marché sain et concurrentiel où tous le acteurs peuvent travailler convenablement », a déclaré Abe Talim, directeur général du commerce.
Comla Yakpe, secrétaire général du ministère du commerce, représentant son ministre de tutelle a indiqué que cet atelier se tient dans un contexte mondial complexe, marqué par la reprise économique post Covid-19 et les incertitudes liées au conflit entre la Russie et l’Ukraine.
« Ces tensions géopolitiques exercent une pression significative sur le coût de la vie au sein de notre espace communautaire.
Face à ces défis pressants, la politique de concurrence se présente comme un levier stratégique. Elle est en effet, un véritable catalyseur de la croissance économique et œuvre à offrir une réponse pertinente aux attentes profondes des consommateurs que nous sommes. La concurrence a le pouvoir de stimuler les entreprises à produire et innover, contribuant ainsi de manière tangible au bien-être de nos populations et à la création d’opportunités d’emploi », a-t-il déclaré.
Le ministère du commerce à travers la direction générale du commerce et la commission nationale de la concurrence et de la consommation entend jouer pleinement son rôle en matière de régulation de la concurrence. Les efforts de ces entités se traduisent par la coopération avec la Commission de l’UEMOA qui garde l’exclusivité en matière de constatation des infractions et de répression des pratiques anticoncurrentielles.
« Le présent atelier est une arène où l’innovation et la créativité convergent pour façonner les politiques qui guideront notre nation vers une prospérité partagée. C’est pourquoi je vous encourage à, non seulement partager vos connaissances et idées, mais aussi à forger des alliances stratégiques qui renforceront notre capacité à transformer les défis en opportunités », a ajouté M. Yakpe.
