Les fils et filles de (Dankpen et de Bassar) ont célébré la 58è édition de leur fête traditionnelle ‘’D’Pontre/N’Nidak ’’ ou fête des ignames le samedi 3 septembre à Guérin-Kouka, dans la préfecture de Dankpen. Cette fête est placée cette année sous le thème : « D’Pontre N’Nidak, facteur de cohésion socio-économique et de développement culturel ». Elle permet aux filles et fils du grand Bassar de se retrouver pour réaffirmer les valeurs culturelles et identitaires. C’est un témoignage de la reconnaissance du peuple Bassar et Konkomba aux divinités qui ont favorisé la bonne saison agricole.
La célébration s’est déroulée en présence du Premier ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbé, représentante du chef de l’Etat, des membres du gouvernement, de la 2è viceprésidente de l’Assemblée nationale, Mme Ibrahima Mémounatou, des autorités administratives et traditionnelles, des cadres et natifs des deux milieux et des invités. Les Bassar et Konkomba de la diaspora étaient aussi fortement présents. La manifestation a été marquée par la dégustation des mets faits à base de la nouvelle igname et les prestations des différents groupes folkloriques tels que «K’natchim », « T’bol » ou danse du feu, « Kourgnima », danse des jeunes filles Bassar. Le ministre de la Culture et du tourisme, Kossi Lamadokou a félicité le peuple Bassar et Konkomba pour l’organisation de cette fête après 2 ans d’interruption due à la COVID-19.
Le ministre Lamadokou a indiqué que la célébration de D’Pontre/N’nidak est un vibrant témoignage de l’union entre les Konkomba et les Bassar. Pour lui, audelà des réjouissances populaires, elle est l’occasion annuelle de recueillir l’autorisation des divinités pour gouter à la nouvelle igname d’où l’expression D’Pontre-N’Nidak. « Le thème de cette année nous interpelle parce qu’il allie la icélébration à la culture, véritable socle du développement »,a-t-il ajouté. Ce thème selon le ministre, s’inscrit également dans la vision du chef de l’Etat de faire de la culture la sève du développement endogène.
Le ministre a, à l’occasion, fait cas du terrorisme qui sévit actuellement dans la sous-région ouest africaine et menace la partie nord du territoire togolais. Il a donc appelé la population du grand Bassar à la vigilance. Le ministre Lamadokou a invité les deux peuples à
