
En marge de la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée les 9 décembre de toutes les années, l’Autorité de Régulation des Commandes Publiques au Togo a organisé ce mardi 13 décembre 2022 une conférence publique à Lomé sur le thème « La protection des auteurs d’alerte dans le domaine de la Commande publique ».
L’article 47 de la loi N° 2021-33 du 31 décembre 2021 relative au respect du code d’éthique et de la déontologie dans la commande publique stipule dans son article 48 la protection des auteurs d’alerte. C’est dans cette logique qu’a eu lieu une conférence débat sur ce sujet très pertinent. Animé par Yaovi FIAWONOU, Magistrat hors hiérarchie, Premier avocat général près de la Cours Suprême du Togo, cette conférence vise à sensibiliser l’opinion contre les mauvaises pratiques et notamment la corruption dans ce secteur.
A en croire l’orateur, la loi protège à tous les niveaux les honnêtes citoyens qui dénoncent les cas de fraudes de corruption dans les commandes publiques. « Etre ‘’lanceur’’ ou’’ acteur d’alerte’’ ou communiquer des informations relatives à la corruption ou à la malversation dans la commande publique peut être très dangereux pour l’auteur de l’alerte. Mais toutes les dispositions sont prises dans l’article 47 de la loi N° 2021-33 du 31 décembre 2021 relative au respect du code d’éthique et de la déontologie dans la commande publique pour garantir la sécurité à tous les acteurs d’alertes. Seules les attitudes citoyennes telles les dénonciations, les communications d’informations peuvent permettre de réduire, tant soit peu soit-il, ce phénomène ou d’en diminuer l’impact ; et le cas échéant, démanteler les réseaux et punir les acteurs d’actes de malversations, de corruption et des infractions assimilées » a indiqué Yaovi FIAWONOU, Magistrat.
Pour le Directeur Général de l’ARC0P – Togo After MOROU-TOURE, cette rencontre revêt un caractère très important pour tous les acteurs et a permis de rassurer les lanceurs d’alerte qui jouent un rôle capital dans la lutte contre la corruption que aujourd’hui, ils n’ont plus rien à craindre. « Le Togo ne disposait pas de dispositif qui protégeait véritablement les auteurs de dénonciation. C’est désormais chose faite. Une avancée majeure qui place le Togo dans le cercle fermé des Nations qui disposent d’un mécanisme de protection des dénonciateurs. Aujourd’hui, le dispositif mis en place et qui est connu de tous au Togo est le 80008888 complètement gratuit pour celui qui appelle et un espace dédié aux dénonciations sur le site web de l’ARCOP », a-t-il laissé entendre.
Rappelons qu’un lanceur d’alerte est une personne qui dans le contexte de sa relation de travail révèle ou signale un état de fait mettant en lumière les comportement illicite ou dangereux constitue une menace pour l’homme, l’économie, la société, l’Etat ou l’environnement pour le bien commun, l’intérêt commun.
