Le Togo accorde une grande importance à l’agriculture, et plus particulièrement à la production de café. Cette culture, qui occupe une place importante dans l’économie agricole du pays, est en plein essor. Les dernières années ont vu des progrès significatifs dans la filière café, et le gouvernement ambitionne désormais de doubler le rendement, atteignant un objectif de 50 000 tonnes d’ici 2030.
Le café est la deuxième culture traditionnelle d’exportation du Togo, après le coton. Malgré sa production modeste, le Togo se distingue par la qualité exceptionnelle de son café, lui permettant de se démarquer sur le marché international.
Face à l’importance de cette filière pour le développement économique du pays, l’exécutif a mis en place des initiatives récentes pour redynamiser le secteur. Ces initiatives visent à soutenir les producteurs et à améliorer la qualité du café togolais.
Deux accords internationaux approuvés pour dynamiser la filière
Le Togo veut revitaliser la filière café sur le plan international. Pour ce faire, il a adopté deux décrets qui visent à soutenir la production, la transformation et le commerce du café.
Le premier décret concerne l’accord de l’Organisation internationale du café (OIAC), signé le 20 novembre à Accra, qui remplace l’accord initial de 1960. Cet accord permet au Togo de s’engager dans une démarche collective pour accroître la production et améliorer la rentabilité de la filière. Le second décret concerne l’approbation de l’accord international de 2022 sur le café signé à Bogota. L’objectif à travers l’approbation de cet accord est de procurer des revenus décents aux producteurs et d’assurer une répartition juste et équitable des revenus.
Ensuite, il vise à améliorer la productivité et la qualité du café, à mobiliser des investissements conséquents dans le secteur et à promouvoir les initiatives entrepreneuriales des jeunes et des femmes sur toute la chaîne de valeur de la filière.
Un plan ambitieux à 22 milliards FCFA pour booster la filière
Le Togo élabore un plan d’investissement de 22 milliards de francs CFA pour développer ses filières cacaoyère et caféière à l’horizon 2030. Élaboré par des experts du domaine, ce plan prévoit 10,3 milliards de francs CFA pour le cacao et 11,7 milliards pour le café.
Le plan met l’accent sur plusieurs priorités du secteur, notamment la restructuration des deux filières et la mise en place d’un mécanisme de financement destiné aux petits producteurs. Par ailleurs, il préconise également un cadre professionnel pour améliorer la rentabilité des producteurs et assurer un revenu vital à leurs familles.
Le Togo a donc de grandes ambitions pour son café, et il est clair que cette culture jouera un rôle crucial dans le développement économique du pays dans les années à venir.
