L’arrivée de Yango au Bénin, comme au Togo, avait suscité un enthousiasme certain mais aujourd’hui cette société YANGO est confrontée à une problématique cruciale : la prolifération de véhicules opérant sous sa bannière sans autorisation. Le courrier adressé par le Directeur des Transports Terrestres et Aériens, Jacques Ayadji, met en lumière cette situation inquiétante, soulignant les risques importants pour la sécurité des passagers.
La croissance fulgurante de Yango, son attractivité pour les chauffeurs et sa popularité auprès des usagers, semble avoir engendré un phénomène de dérive. L’absence de contrôle adéquat sur l’affiliation des conducteurs permet l’apparition d’un réseau parallèle d’opérateurs illégaux, utilisant la marque Yango sans respecter les réglementations en vigueur. Cette situation pose plusieurs questions essentielles :
1. Sécurité compromise : L’utilisation de véhicules non agréés, potentiellement non assurés et conduits par des chauffeurs non formés, représente un danger réel pour les passagers. L’absence de vérification des antécédents et de contrôle technique expose les utilisateurs à des risques d’accidents, de vols ou d’agressions. L’absence d’un système de traçabilité efficace rend difficile la gestion des incidents et la responsabilisation en cas de problème.
2. Concurrence déloyale : L’activité illégale de ces chauffeurs non agréés crée une concurrence déloyale envers les chauffeurs Yango officiellement enregistrés, qui eux, respectent les règles et les normes de sécurité. Cela impacte directement leurs revenus et remet en question la pérennité d’un système basé sur l’adhésion à des règles strictes.
3. Enjeux réglementaires : L’intervention du Directeur des Transports Terrestres et Aériens souligne l’urgence d’une régulation plus efficace. La question se pose de savoir comment mieux encadrer le secteur des VTC pour garantir à la fois la sécurité des usagers et la viabilité économique des acteurs légitimes. Des solutions concrètes doivent être envisagées, comme le renforcement des contrôles, l’amélioration des processus d’identification des chauffeurs et la mise en place d’un système de sanctions dissuasives.
4. Responsabilité de Yango : La responsabilité de Yango dans cette situation mérite d’être examinée. L’entreprise a-t-elle mis en place des mécanismes suffisants pour identifier et sanctionner les chauffeurs illégaux ? L’entreprise doit démontrer sa volonté de collaborer pleinement avec les autorités pour lutter contre ce phénomène et garantir la sécurité de ses utilisateurs. Une communication transparente et des actions concrètes seront cruciales pour restaurer la confiance. »
