Le 19 Août prochain c’est la date qu’aurait choisi l’actuel Directeur Général du Groupe Togocom Paulin Alazard pour quitter la barque après sa démission la semaine dernière.
Alors qu’il a été rappelé plusieurs fois à l’ordre par l’autorité de régulation du secteur de téléphonie au Togo ( l’ARCEP) à la suite des disfonctionnements constatés sur le réseau, Et après plusieurs mis en demeure à l’encontre de la société qu’il dirige, le franco-malgache a fini par abdiquer à en croire plusieurs médias locaux.
Arrivé à la tête du groupe détenu à 51% par Axian en novembre 2019, le désormais ancien DG Paulin Alazard est confronté depuis à une série de manquement ayant conduit à six mises en demeure de la société dont deux amendes,
Au Togo, il devrait piloter un plan d’investissements de 245 millions d’euros pour transformer l’industrie numérique dans le pays. Malheureusement, des dysfonctionnements constatés à plusieurs reprises par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)ont couté deux amendes, la première d’un montant de plus d’un milliard de F Cfa infligée en 2021 à la filiale mobile Togo Cellulaire pour violation de la règle de non différenciation tarifaire inter et intra réseaux, et la seconde portant sur un montant de 2,36 milliards de F Cfa (3,6 millions de dollars) pour indisponibilité de service.
« L’ARCEP a constaté que Togo Cellulaire interrompt volontairement ses services dans de nombreuses localités reculées du pays durant des tranches horaires précises chaque jour dans le seul but de réduire ses charges d’exploitation au mépris des intérêts des consommateurs ; le cumul de ces interruptions pouvant atteindre jusqu’à 25 jours d’indisponibilité dans un mois », avait indiqué le dernier rapport de l’ARCEP.
Sauf que Paulin Alazard s’est toujours défendu des investissements effectués par le groupe pour améliorer les choses. Mais malheureusement, rien ne semble changer à l’horizon. Et, à la suite de la seconde amende pour laquelle le groupe n’a pas contesté la décision devant la justice, d’après les informations, le personnel a décidé de lever la voix contre une « gestion calamiteuse ».
