Le rendez-vous est pris. Du 12 au 15 novembre Aného, ancienne capitale coloniale et carrefour historique de la côte togolaise, accueillera la 5e édition du Festival international d’histoire d’Aného (FIHA). Et cette année, l’événement prend une dimension nouvelle avec l’*Union européenne comme invitée d’honneur.
Un choix qui n’a rien d’anodin pour un festival placé sous le thème : « Partage »
Le Partage, entre les peuples et entre les générations
Pour sa 5e édition, le FIHA a choisi un mot simple, mais qui porte toute l’ambition du festival : le partage.
Partage entre les peuples, d’abord. Aného a toujours été une ville de rencontres, entre populations locales, commerçants venus de la côte, colonisateurs, missionnaires. C’est l’histoire de ces échanges, parfois douloureux, souvent féconds, que le festival veut raconter.
Partage entre les générations, ensuite. Comment transmettre la mémoire aux jeunes sans la figer ? Comment faire en sorte que l’histoire ne soit pas seulement une affaire d’historiens, mais un bien commun ? Pendant quatre jours, conférences, expositions, spectacles et rencontres vont tenter de répondre à cette question.
Pourquoi l’Union européenne ?
Pour l’Union européenne, partenaire de longue date du Togo, cette participation s’inscrit dans la continuité d’un engagement culturel déjà bien visible dans le pays, à travers notamment le *Festival du film européen* et les *Afropéennes*.
Mais le thème du « Partage » résonne aussi avec sa propre histoire.
Née au lendemain des deux guerres mondiales pour éviter de nouveaux conflits sur le continent, l’Union européenne trouve son acte fondateur dans la *déclaration Schuman du 9 mai 1950*. L’idée du ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman était révolutionnaire pour l’époque : mettre en commun, partager, les ressources de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne, pour rendre la guerre non seulement impensable, mais matériellement impossible.
Soixante-seize ans plus tard, c’est cette philosophie du partage comme outil de paix que l’UE viendra présenter à Aného.
Aného, le cadre idéal
Le choix d’Aného n’est pas un hasard. Ancienne capitale du Togo sous la colonisation allemande puis française, la ville est un livre d’histoire à ciel ouvert. Ses maisons coloniales, ses places, son marché, sa proximité avec la frontière du Bénin en font un lieu de dialogue naturel entre les cultures.
C’est dans ce décor que, du 12 au 15 novembre, historiens, artistes, étudiants et curieux viendront partager leurs récits. Avec l’Union européenne à leurs côtés, le FIHA confirme son ambition : faire d’Aného, pendant quatre jours, la capitale togolaise de l’histoire partagée.
Launetogo

