L’Université de Kara accélère son internationalisation. À l’issue de la mission officielle effectuée du 27 au 30 septembre 2026 à Chengdu en Chine, la perspective de création d’un Institut Confucius sur le campus de Kara se précise.
Conduite par la Présidente de l’Université, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, la délégation togolaise était invitée aux célébrations du 70e anniversaire de l’University of Electronic Science and Technology of China (UESTC), l’une des universités de sciences et technologies les plus prestigieuses de Chine.
Un partenariat historique qui se structure
La rencontre de Chengdu a dépassé le cadre protocolaire. Les deux institutions ont jeté les bases d’un partenariat structurant autour de quatre axes majeurs : l’élaboration d’un protocole d’accord-cadre, la mobilité croisée des étudiants et des enseignants-chercheurs, le montage de formations conjointes et le développement de programmes de recherche scientifique communs.
Au cœur de ce dispositif, la création d’un Institut Confucius apparaît comme le projet phare. Loin d’être une première pour l’UESTC, qui est déjà partenaire de l’Institut Confucius de Montpellier en France, cette expérience réussie pourrait servir de modèle à Kara.
Créée en 1956, l’UESTC est une référence mondiale en informatique, ingénierie électronique, automatisation, intelligence artificielle et ingénierie biomédicale. Autant de domaines stratégiques pour l’Université de Kara.
Un outil de soft power et d’employabilité
Pour Kara, l’Institut Confucius ne serait pas qu’une école de langue. Il constituerait un véritable levier d’ouverture.
Il permettrait d’abord de démocratiser l’apprentissage du mandarin, offrant aux étudiants une compétence linguistique différenciante sur le marché de l’emploi. Ensuite, il servirait de plateforme d’échanges culturels, académiques et scientifiques, facilitant l’accès aux bourses, aux programmes d’immersion et aux opportunités économiques avec la Chine.
Pour les étudiants du septentrion, c’est la promesse d’un accès direct à un espace universitaire et économique majeur, sans transiter systématiquement par Lomé.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus globale. En marge de Chengdu, la délégation a également renforcé ses liens avec un réseau de partenaires clés : l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (via COMUF-UVSQ), l’Université de Montpellier, le Ghana Institute of Management and Public Administration (GIMPA) et le Musée international des arts d’Afrique (MIAA).
Entre diplomatie universitaire et ambition scientifique, l’Université de Kara confirme son cap : devenir une passerelle entre le Togo, l’Afrique et l’Asie, et faire de la coopération internationale un moteur de son développement.
Launetogo

