La région de la Kara fait face à la furie des eaux. Après les fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours, la commune de Binah 2 est sous l’eau. Le bilan est déjà lourd : près d’une centaine de sinistrés recensés, des habitations effondrées, des maisons menacées d’effondrement et des hectares de champs dévastés.
Face à l’urgence, le Gouverneur de la région de la Kara, le Général de Brigade Komlan Adjitowou, s’est rendu sur le terrain ce samedi 3 octobre pour évaluer l’ampleur des dégâts et préparer la riposte.
Kétao et Kémérida, les points noirs
La tournée du Gouverneur a révélé des situations critiques. À Kétao, la cour du CEG Awaïyo est transformée en lac depuis le 29 septembre, rendant l’accès aux classes impossible et menaçant la reprise des cours. Plus loin, à Kémérida, la montée des eaux a rendu le pont impraticable, coupant pratiquement la localité du reste de la commune.
Partout, le même spectacle : des familles les pieds dans l’eau, des murs gorgés d’humidité qui s’effondrent et des greniers emportés.
La riposte s’organise
Sur place, la commune de Binah 2 n’a pas attendu. Avec l’appui des Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC), les premières actions d’urgence ont été lancées : curage en urgence des caniveaux obstrués par les déchets et les sédiments, installation de passerelles de fortune pour rétablir la circulation des personnes.
Le Gouverneur a salué cette mobilisation locale tout en demandant un renforcement des moyens. Des motopompes pourraient être déployées dans les prochaines heures pour évacuer les eaux stagnantes, notamment dans les établissements scolaires.
Surtout, le Général Adjitowou a donné deux consignes fermes :
1. Une actualisation quotidienne et rigoureuse des données sur les sinistrés pour qu’aucune victime ne soit oubliée ;
2. La diffusion massive du *numéro vert 170 de l’ANPC* (Agence Nationale de Protection Civile) pour permettre aux populations de donner l’alerte et d’obtenir de l’aide rapidement.
Cette visite de terrain vise à rassurer les populations et à coordonner l’action entre la mairie, les services déconcentrés de l’État et l’ANPC, alors que la saison des pluies n’est pas encore terminée et que d’autres précipitations sont annoncées dans la région.

