C’est parti pour 10 jours de travaux. La 4e session ordinaire de l’année 2026 du Conseil municipal de Golfe 5 s’est ouverte ce lundi à Lomé, sous la présidence du Maire Kossi Aboka.
Aux côtés du bureau exécutif, conseillers municipaux, chefs traditionnels, Comités de développement à la base, Forces de défense et de sécurité, leaders religieux et personnes ressources ont répondu présents. Un symbole fort de la gouvernance participative prônée par l’édile.
Bilan, gouvernance et budget 2027 au cœur des débats
Cette dernière session de l’année est stratégique. Elle doit poser les bases de 2027. Les élus auront à examiner le rapport général de la 3e session ordinaire, les rapports d’activités du bureau exécutif et des commissions permanentes pour le compte du troisième trimestre 2026, ainsi que le niveau d’exécution des recommandations précédentes.
Le moment fort restera le Débat d’orientations budgétaires (DOB), qui précédera la présentation et l’adoption du budget primitif exercice 2027. Un exercice que le maire veut réaliste, transparent et tourné vers les besoins réels.
« Le développement n’est pas seulement une affaire du maire ou du conseil municipal. Il est inclusif et participatif », a rappelé Kossi Aboka, appelant à « des échanges francs, constructifs et respectueux ».
Dans un contexte national où la reddition des comptes et l’assainissement des finances publiques sont érigés en exigences, le maire a annoncé la couleur : Golfe 5 va poursuivre sa modernisation. Au programme : dématérialisation et digitalisation des services municipaux, acquisition de matériels adaptés et formation continue des agents sur la gestion des deniers publics.
« Les recettes doivent aller dans la caisse, pas dans les poches »
Kossi Aboka a ensuite abordé deux chantiers sensibles qui conditionnent le développement local.
D’abord, le civisme fiscal. Message sans équivoque : « Nous devons garder à l’esprit qu’il n’y a pas de corrompu sans corrupteur. Le paiement des taxes municipales s’effectue exclusivement à la caisse de la mairie, et non sur le terrain. » Un rappel ferme pour assécher les pratiques de collecte parallèle et sécuriser les recettes communales.
Ensuite, la lutte contre l’incivisme urbain. La commune a identifié trois priorités : l’insalubrité galopante, l’occupation anarchique des emprises publiques et les nuisances sonores.
« Chaque citoyenne et chaque citoyen doit avoir constamment à l’idée que l’exercice de ses activités commerciales ne doit en aucun cas devenir source d’insécurité aux piétons et autres usagers de la voie publique », a insisté le maire.
Des outils sont déjà déployés : comité ad hoc de veille pour la salubrité, comité de désencombrement, brigade de veille sur la propreté des axes prioritaires et comité anti-bruit.
En ouvrant ces travaux, Kossi Aboka a invité ses conseillers à la hauteur des enjeux : faire preuve d’engagement pour que cette session accouche de décisions « éclairées, réalistes et porteuses d’espoir » pour les populations de Golfe 5.
Launetogo

