L’heure des grands arbitrages a sonné au Parlement. Le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a ouvert ce jeudi 1er octobre, au siège de l’institution à Lomé, la deuxième session ordinaire de l’année, entièrement consacrée à l’examen du projet de loi de finances, gestion 2027.
Une rentrée parlementaire solennelle, marquée par la présence du président de l’Assemblée nationale, Pr. Klassou Sélom Komi, et de trois membres du gouvernement : Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions, Yawa Kouigan, ministre de la Communication, et Martine Moni Sankaredja, ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.
« Protéger, rassembler, transformer » : le triptyque imposé au budget 2027
Dans son discours d’ouverture, Barry Moussa Barqué n’a pas fait dans la figuration. Il a donné le cap. Pour le patriarche du Sénat, le budget 2027 ne doit pas être une simple reconduction comptable. Il doit être l’instrument financier de la vision présidentielle.
« Ce budget doit s’inscrire dans la feuille de route gouvernementale 2026-2031 autour de trois axes principaux, à savoir protéger, rassembler et transformer », a-t-il martelé.
Un appel clair à un examen rigoureux, sans complaisance. Le président du Sénat a exhorté ses collègues à garantir la viabilité des finances publiques et à veiller à ce que « chaque dépense réponde à une priorité géographique et sociale ».
L’exercice exigera de l’assiduité, de la maturité démocratique et de la fraternité dans les débats, a-t-il insisté, tout en appelant à renforcer la complémentarité institutionnelle entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le gouvernement. Un message d’unité au sommet de l’État pour faire aboutir le budget.
Un Sénat déjà au travail
Avant d’attaquer le budget 2027, Barry Moussa Barqué a tenu à rappeler le bilan législatif déjà accompli par la Chambre haute. Un bilan qui donne du poids à cette session budgétaire.
Au cours de la première session ordinaire, six textes majeurs ont été adoptés, et quatre autres lors de la session extraordinaire. Des textes, selon lui, qui visent tous un même objectif : « rendre l’action publique plus protectrice, accessible et sûre ».
La séance de ce jeudi a d’ailleurs démarré par un acte formel : la présentation et l’adoption du compte rendu de la séance plénière unique de la deuxième session extraordinaire de l’année, scellant ainsi la continuité du travail parlementaire.
Place désormais à plusieurs semaines de débats en commission et en plénière. Sénateurs et députés devront éplucher, amender et voter le budget qui dessinera le Togo de 2027.

