Le ton a changé. Mardi 29 septembre à Lomé, la CCI-Togo a dit aux Russes ce qu’elle veut vraiment : pas seulement acheter et vendre, mais produire ensemble.
La scène se jouait en marge de la première Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, ouverte jusqu’au 1er octobre dans la capitale. Face à la délégation conduite par Maxim Petrov, le président de la CCI, José Kwassi Symenouh, a posé ses conditions.
« Nous ne souhaitons pas seulement vendre et acheter ; nous souhaitons produire ensemble. » La phrase résume la doctrine togolaise.
Pour la rendre concrète, Lomé a sorti deux propositions : un accord de coopération officiel entre la Chambre de commerce du Togo et celle de Russie, et surtout la création d’un Conseil d’Affaires Togo-Russie. Un cadre permanent, pas des rencontres ponctuelles, pour que les entrepreneurs se parlent toute l’année.
Le Togo joue sa carte maîtresse : sa position. Hub logistique, port en eau profonde, accès à la CEDEAO. Lomé se vend comme la porte d’entrée pour entreprendre en Afrique de l’Ouest. Mais en échange, il ne veut pas de simples containers de marchandises. Il veut des compétences, des technologies, des usines.
Les Russes, eux, lorgnent trois secteurs : agriculture, énergies et technologies innovantes. « Coopération fondée sur le bénéfice mutuel », a répondu Petrov.
Le test grandeur nature, c’est ce mercredi 30 septembre au Palais des Congrès : un B2B géant où les entreprises des deux pays vont devoir transformer les discours en contrats.
Avec Togofirst.

