L’université sort des amphis pour entrer dans l’usine. C’est le sens de l’accord signé vendredi 25 septembre 2026 entre l’Université de Kara et la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).
D’un côté, la présidente de l’UK, Prénam Houzou-Mouzou. De l’autre, l’administrateur général de la PIA, Idiola Sandah. Un accord-cadre de cinq ans qui a un objectif simple : que la recherche serve enfin l’industrie togolaise.
Le deal repose sur trois piliers. D’abord, le transfert de technologies. Les labos de Kara ne travailleront plus dans le vide, mais sur les vrais problèmes des entreprises de la PIA. Ensuite, le développement industriel durable, avec des solutions locales pour une industrie plus verte. Enfin, l’incubation : transformer les mémoires d’étudiants en start-up.
Le timing est parfait. La PIA, qui a déjà attiré 350 milliards FCFA en cinq ans, compte 25 entreprises partenaires dont 12 opérationnelles, avec 6 580 emplois directs créés à 95% pour des Togolais. La plateforme a besoin de talents, l’université a besoin de débouchés. L’équation est trouvée.
Et l’Université de Kara ne s’arrête pas là. En parallèle, elle a ouvert des discussions avec la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) pour adapter ses formations aux métiers de l’aéroportuaire, de la logistique à l’expérience passager, avec stages et projets de R&D communs à la clé.
Fini le diplôme qui mène au chômage. Place au diplôme qui mène à l’usine.
Launetogo

