L’alerte est officielle. Les préfectures de Blitta dans la Centrale et de l’Ogou dans les Plateaux font face à une flambée de rougeole depuis début septembre.
Mercredi 23 septembre, le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Tessi, a tranché : situation d’épidémie déclarée dans les deux districts sanitaires.
Une décision qui place les deux zones sous surveillance épidémiologique renforcée.
La riposte s’organise sur deux fronts*m
Sur le terrain, les équipes du ministère sont déjà à la manœuvre : recherche active des cas contacts, sensibilisation porte-à-porte, surveillance accrue dans les formations sanitaires. L’objectif est d’identifier vite pour circonscrire les foyers.
Mais le cœur de la bataille reste la vaccination. Le ministère le martèle : c’est la seule protection efficace. Il invite tous les parents à ressortir le carnet de santé de leurs enfants et à vérifier que les doses du Programme élargi de vaccination (PEV) sont à jour. Un geste simple qui peut éviter le pire.
Une maladie qui ne pardonne pas
On l’oublie trop souvent, la rougeole tue encore. Extrêmement contagieuse, elle se propage par voie aérienne, une toux, un éternuement suffisent. Elle se transmet aussi par les objets contaminés.
Et elle ne touche pas que les enfants. Fièvre brutale, éruptions cutanées, toux, écoulement nasal, yeux rouges et larmoyants : les signes doivent alerter immédiatement.
En attendant, les consignes sont claires : lavage régulier des mains au savon ou gel hydroalcoolique, mouchoirs à usage unique, tousser dans le coude.
Blitta et Ogou sont sous les projecteurs. Le ministère appelle à la vigilance de tous, pas seulement des habitants des deux préfectures. La rougeole voyage vite.
Launetogo

