New York, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies. Loin des grands discours, c’est dans le concret que le Togo et le Rwanda avancent.
Le ministre des Affaires étrangères togolais, Pr. Robert Dussey, s’est entretenu en bilatérale avec son homologue rwandais, Olivier J.P. Nduhungirehe. Une rencontre qui n’a pas accouché de simples poignées de main, mais de trois accords majeurs qui vont structurer l’avenir des relations entre les deux pays.
Trois signatures pour un axe Lomé-Kigali
C’est une architecture complète de coopération qui vient d’être posée. Le premier texte, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques, va instaurer un dialogue régulier entre les deux diplomaties sur les grands dossiers régionaux et internationaux. Lomé et Kigali veulent désormais parler d’une seule voix sur la scène continentale.
Deuxième pilier, la création d’une Commission mixte de coopération. Ce sera l’organe central, le véritable moteur du partenariat, chargé d’identifier les projets prioritaires, de les piloter et d’en évaluer les résultats.
Enfin, un accord-cadre de coopération vient chapeauter le tout. C’est le socle juridique et opérationnel qui va permettre d’élargir le partenariat à tous les secteurs clés d’intérêt mutuel, du commerce à la sécurité, en passant par la technologie.
La vision Dussey – Nduhungirehe : une coopération Sud-Sud qui produit
Cette triple signature n’est pas anodine. Elle traduit la diplomatie agissante voulue par Faure Gnassingbé et Paul Kagame. Deux petits pays par la taille, mais deux modèles de stabilité et de transformation en Afrique.
En s’unissant, Lomé et Kigali envoient un signal fort : la coopération Sud-Sud ne doit plus être un slogan, mais un instrument au service du développement socio-économique et de la stabilité continentale. Un partenariat fondé, comme le souligne le communiqué, sur la fraternité, la complémentarité et une vision partagée pour l’Afrique.
De New York, l’axe Lomé-Kigali vient de prendre une nouvelle dimension.
Launetogo

