Le Sénat a ouvert officiellement ce lundi sa deuxième session extraordinaire de l’année. Sous la conduite de Son Excellence Barry Moussa Barqué, Président du Sénat, les travaux ont démarré en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, et de l’ensemble des honorables sénateurs.
Convoquée le 7 août dernier à la demande du *Président du Conseil, en vertu de l’article 12 alinéa 3 de la Constitution, cette session s’annonce dense et rapide.
Quatre projets de loi au cœur des débats
L’agenda parlementaire est chargé. Les sénateurs sont appelés à se prononcer sur quatre textes.
Trois d’entre eux ont déjà franchi l’étape de l’Assemblée nationale en première lecture. Il s’agit de :
La loi portant création et gestion des aires protégées, un dossier clé pour la préservation du patrimoine naturel et des ressources du pays.
Le projet relatif à l’organisation des juridictions commerciales, visant à sécuriser l’environnement juridique des entreprises et à booster leur dynamisme.
Le texte d’adhésion du Togo à la convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers, une avancée pour simplifier les démarches administratives internationales.
Un quatrième projet figure également à l’ordre du jour et sera examiné au cours de la session.
Un calendrier serré, une exigence de qualité
Face à l’urgence, le Président du Sénat a donné le ton. Il a instruit les commissions saisies de démarrer leurs travaux « sans délai ».
L’invitation est claire : analyser chaque texte en profondeur. L’objectif est de mesurer les impacts juridiques, économiques, sociaux, territoriaux et administratifs, d’anticiper les difficultés de mise en œuvre et de formuler les amendements nécessaires.
Avec une échéance fixée au 25 août 2026 pour l’adoption définitive, les sénateurs ont peu de temps. Mais pour le Président du Sénat, cette contrainte traduit surtout la volonté de la deuxième chambre de répondre avec efficacité aux attentes de l’exécutif et aux besoins de l’action publique.
En clôturant son allocution d’ouverture, Barry Moussa Barqué a rappelé le cap :
« _Puissent nos travaux demeurer guidés par la fidélité à la Constitution, la recherche de l’intérêt général et la volonté de servir la République avec responsabilité._ »

