Le Togo s’apprête à recevoir une hôte de marque. Anna Bjerde, Directrice générale des opérations du Groupe de la Banque mondiale, posera ses valises à Lomé les 16 et 17 juillet 2026. Cette visite s’inscrit dans une tournée de trois pays qui inclut aussi le Tchad et le Bénin, et vise à donner une nouvelle impulsion à la coopération avec l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Accompagnée de Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour la région, Mme Bjerde vient avec une ambition claire : passer en revue les résultats obtenus, mais surtout poser les bases du soutien de l’institution pour la période 2026-2031.
Des discussions stratégiques avec les autorités togolaises
Durant son séjour, la délégation de la Banque mondiale sera reçue par les plus hautes autorités du pays. L’ordre du jour est dense.
Il s’agira d’abord de faire le point sur les réformes engagées par le Togo dans les secteurs clés : gouvernance, climat des affaires, protection sociale et infrastructures. Ensuite, les deux parties travailleront à l’arrimage des futurs financements aux priorités nationales.
La Banque mondiale veut s’assurer que chaque dollar investi contribue directement aux objectifs de transformation du Togo. Pour Lomé, l’enjeu est d’obtenir un appui prévisible et adapté aux défis de l’heure.
trois priorités pour accélérer la transformation
La feuille de route de développement 2026-2031sera au centre des échanges. Trois chantiers majeurs structurent cette vision et devraient concentrer l’attention.
Créer plus d’emplois, surtout pour les jeunes
Le Togo mise sur ses atouts logistiques. Les discussions porteront sur la manière de tirer davantage profit des *zones industrielles et des couloirs de commerce qui traversent le pays. L’objectif est de convertir la position de hub du Togo en emplois industriels, en services et en opportunités pour les PME locales.
Renforcer la compétitivité et l’intégration sous-régionale
Impossible d’évoquer l’économie togolaise sans parler du Port Autonome de Lomé. Sa modernisation, sa digitalisation et sa connexion aux marchés de l’hinterland sont des sujets prioritaires. Seront également abordés les projets d’interconnexion : routes, énergie, fibre optique. Le pari est de faire du Togo un maillon encore plus fluide de l’intégration ouest-africaine.
Bâtir une résilience face au climat
L’érosion côtière, les inondations et la variabilité des pluies pèsent lourd sur les communautés. Le volet protection du littoral et adaptation climatique sera donc scruté de près. Les projets de gestion intégrée du littoral ouest-africain, cofinancés par la Banque mondiale, font partie des dossiers qui seront détaillés.
Une mission de terrain au-delà des salles de réunion
La visite de Mme Bjerde ne se limite pas aux échanges institutionnels. Comme à chaque étape de sa tournée, elle ira à la rencontre des projets.
Au Tchad en amont, elle prendra part au Forum africain de l’eau, pour parler de sécurité hydrique et d’accès à l’eau. Au Bénin, en aval, elle lancera officiellement le Cadre de Partenariat Pays 2026-2036, qui définira la coopération pour la prochaine décennie.
Au Togo, des visites de terrain sont prévues. L’idée est de voir concrètement l’impact des financements : écoles, centres de santé, infrastructures, programmes d’inclusion. Échanger avec les bénéficiaires pour mesurer ce qui fonctionne et ajuster ce qui doit l’être.
Vers un partenariat plus intégré et orienté résultats
Cette étape loméenne marque un tournant. Après des années de projets sectoriels, le Togo et la Banque mondiale veulent désormais travailler sur des programmes intégrés, avec des indicateurs clairs et un suivi renforcé.
En accueillant Anna Bjerde, le Togo confirme sa volonté de faire du partenariat avec la Banque mondiale un levier structurant. Un levier au service d’une croissance plus inclusive, d’une économie plus compétitive et d’un pays plus résilient.
Rendez-vous les 16 et 17 juillet à Lomé, où se dessineront les grandes lignes du soutien de la Banque mondiale au Togo pour les dix prochaines années.

