Le 26 juin, à l’occasion de la Journée mondiale contre la drogue, le Togo a rendu public le bilan de son offensive contre les réseaux illicites. Résultat : 50 729 kg de produits saisis et détruits sur l’année, selon Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
La masse saisie est dominée par le cannabis, 50 291 kg, mais la diversité des saisies alerte : 51,77 kg de cocaïne, 8,5 kg de méthamphétamine et 377,78 kg de psychotropes. Des volumes qui renvoient à ceux de 2022, quand plus de 50 tonnes avaient été incinérées.
Pour le ministre, ces résultats traduisent une détermination opérationnelle, mais aussi l’exposition du pays. Carrefour commercial entre Abidjan et Lagos, doté d’un port en eau profonde, le Togo demeure sous pression des filières criminelles qui adaptent leurs circuits. La réponse s’appuie sur un durcissement des contrôles aux postes frontaliers et sur les hubs logistiques, avec l’appui technique de partenaires étrangers pour la détection et l’analyse.
La stratégie ne se limite pas aux saisies. L’accent est mis sur la prévention familiale et la vigilance citoyenne, avec le numéro vert 1014 maintenu comme canal d’alerte.

