Après Kara, Kpalimé accueille la seconde vague de formation destinée aux ordonnateurs et receveurs des régions des Plateaux, Maritime et Grand Lomé. Une centaine de cadres locaux y travaillent pendant cinq jours à des budgets communaux plus sincères, soutenables et exécutables.
Au programme : élaboration budgétaire, exécution de la dépense, gestion de trésorerie et contrôle interne. L’ambition est directe : élever la qualité de la gestion financière locale à la hauteur des transferts de compétences en cours.
« Les collectivités sont l’échelon de proximité par excellence », a rappelé Apollinaire Elanyo Emegnimo, directeur adjoint du Trésor, représentant le ministre des Finances. Cette responsabilité impose compétence, rigueur et redevabilité. Les participants seront évalués sur le recouvrement des recettes, l’efficience des dépenses, la fiabilité de l’information financière et la reddition des comptes. L’enjeu est aussi institutionnel : clarifier les rôles, prévenir les irrégularités et installer une culture de performance.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie budgétaire forte. Pour 2026, près de 35 milliards FCFA, soit 94% du budget du ministère de l’Administration territoriale, sont mobilisés pour accompagner les 117 communes, conseils régionaux et gouvernorats. En parallèle, l’ANFCT poursuit la professionnalisation à distance des élus. Sa plateforme lancée en 2025 sur la gestion financière et la planification pourrait générer plus de 3 milliards FCFA d’économies annuelles sur la formation.
Objectif final ,des territoires capables de traduire leurs priorités de développement en budgets crédibles et exécutés.

