L’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique, ANASAP, a récompensé vendredi 12 juin quatre ménages de la commune Blitta 1. Une distinction qui salue l’exemplarité et la rigueur de citoyens modestes dans l’entretien de leur cadre de vie.
Au quartier « Sous l’Antenne », M. Issaka Harabiou, vulcanisateur, et Mme Méglé Enyonam Adzo, ménagère, tous deux âgés de 51 ans, ont été primés. Au quartier « Campement », ce sont deux revendeuses, Mme Arongo Kossiwa, 39 ans, et Mme Akobi Wassilatou, 40 ans, qui se sont distinguées. Quatre pères et mères de famille dont les revenus restent modestes, mais dont l’engagement pour la propreté force l’admiration.
Ce qui a fait la différence : une discipline quotidienne. Les lauréats entretiennent méticuleusement sanitaires, devanture et abords de leur concession. Leurs ordures sont systématiquement collectées dans des poubelles, puis évacuées via un service de pré-collecte auquel ils sont tous abonnés. Un modèle de civisme que l’ANASAP entend généraliser.
Pour les encourager, chaque ménage a reçu une enveloppe de 100 000 F CFA, destinée à alléger le coût de l’abonnement à la pré-collecte. Un geste concret pour pérenniser les bonnes pratiques.
« Ménage de la semaine » ne vise pas l’excellence des plus aisés. La compétition cible au contraire les familles aux ressources limitées qui, par effort et sens de la responsabilité, font de la salubrité une priorité. Pour concourir, il faut être abonné à un service d’enlèvement, disposer d’une poubelle, entretenir caniveaux et ouvrages d’assainissement, et maintenir son cadre de vie impeccable.
Objectif : créer une dynamique collective. En valorisant ceux qui font bien, l’ANASAP veut susciter des vocations, augmenter les taux d’abonnement et faire reculer les dépotoirs sauvages.
Le 2e adjoint au maire de Blitta 1, Abadjéné Nadhoun, a salué une initiative « utile et pédagogique » pour ancrer l’hygiène dans les habitudes. Le secrétaire général de la préfecture, Katanga Esso-Houna, a invité toute la population à prendre exemple sur les lauréats. Pour Boba Balouki Maxime, représentant du DG de l’ANASAP, ce concours est un levier : il valorise, il éduque, et il mobilise.
À Blitta-Gare, la salubrité cesse d’être une contrainte pour devenir une fierté.

