La nouvelle feuille de route économique et sociale du Togo a franchi une étape décisive. Présentée lors du séminaire gouvernemental de Djamdè, la stratégie recueille déjà un consensus solide auprès des partenaires techniques et financiers. Un signal fort pour la crédibilité et le financement de l’ambition nationale.
Parmi les soutiens, la Banque mondiale occupe une place de premier plan. Elle n’a pas seulement validé le document : elle a co-construit la vision. L’institution a accompagné les analyses et diagnostics qui ont permis d’affiner les priorités, apportant expertise technique, données comparatives et validation méthodologique des orientations retenues par Lomé.
Présent à Djamdè, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, a centré son plaidoyer sur le capital humain. Pour lui, sans investissement massif dans l’éducation, la santé et les compétences, aucune transformation structurelle n’est durable. Il a salué la cohérence des réformes déjà engagées par le Togo : modernisation de la fiscalité, dynamisation des zones économiques spéciales, assainissement du secteur de l’énergie, transformation de l’agriculture et sécurisation foncière. Autant de chantiers qu’il juge structurants pour déverrouiller la croissance.
Il a toutefois rappelé une exigence : « Des politiques publiques efficaces reposent sur des données fiables. Le pilotage par la preuve doit devenir la norme pour ajuster les interventions et mesurer l’impact réel sur les populations ».
Au-delà de la Banque mondiale, l’adhésion est large. Les partenaires multilatéraux et bilatéraux ont confirmé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre. Leur engagement se décline en trois volets complémentaires : financement des projets prioritaires, appui technique pour renforcer les administrations, et partage d’expériences internationales réussies. L’objectif affiché est d’éviter l’éparpillement et de maximiser l’effet levier de chaque franc investi.
Le soutien ne s’arrête pas aux déclarations d’intention. Les PTF se disent prêts à entrer dans la phase d’exécution : arbitrage des priorités de financement, montée en compétences des institutions chargées du pilotage, et déploiement de mécanismes robustes de suivi-évaluation.
Cette convergence renforce la crédibilité de la feuille de route gouvernementale. Elle facilite aussi l’accès aux ressources concessionnelles indispensables pour transformer les orientations stratégiques en infrastructures, services et opportunités concrètes pour les Togolais.

