Une plume, une caméra, un micro. Et une conviction : l’information sauve. Le journal _La Nouvelle République_ et le site d’information _La Une Togo_ ont donné ce jeudi le coup d’envoi de la 2ᵉ édition de leur campagne de sensibilisation contre la consommation de drogue et d’alcool en milieu scolaire. Une offensive médiatique et citoyenne qui veut passer de la prise de conscience à l’action de terrain.

Cette nouvelle phase prolonge l’élan lancé en 2025. Lors de la première édition, le message avait circulé large : spots, articles, publications et vidéos de prévention avaient touché plusieurs établissements à travers le pays. Un premier cap franchi, qui conforte les initiateurs dans l’idée que les médias ont un rôle à jouer bien au-delà de l’actualité.
De la diffusion à l’immersion : changer de braquet
Si l’édition 2025 a planté la graine via les ondes et les réseaux sociaux, l’édition 2026 veut enraciner l’arbre. Objectif affiché : amplifier l’impact en couplant la force de frappe médiatique à une présence directe dans les collèges et lycées.
« Nous avons choisi d’agir avec les moyens dont nous disposons : nos plumes, nos caméras et nos micros. L’information reste une arme essentielle pour changer les comportements et éveiller les consciences », a rappelé Gabriel BLIVI, coordonnateur du projet.
Concrètement, la stratégie évolue :
1. *Phase média renforcée* : reportages, témoignages, décryptages pour démonter les mécanismes d’addiction et les illusions liées à la drogue.
2. *Phase terrain intensifiée* : causeries éducatives, échanges sans filtre avec les élèves, ateliers avec les enseignants et sessions d’implication des parents d’élèves.
« La première phase a permis de diffuser largement les messages. La seconde phase sera plus proche du terrain, avec des échanges avec les élèves et l’implication des enseignants et des parents », précise Gabriel BLIVI. L’idée : faire descendre la prévention du virtuel au réel.
Une responsabilité partagée, pas déléguée
La campagne martèle un message : la lutte contre les addictions ne relève pas des seuls éducateurs. Elle exige un front commun. Parents, encadreurs, autorités éducatives, médias, élèves eux-mêmes. Car un environnement scolaire sain ne se décrète pas, il se construit au quotidien.
L’enjeu dépasse la simple mise en garde. Il s’agit de protéger le parcours, l’estime de soi et l’avenir des jeunes. De créer un cocon où la performance scolaire et l’épanouissement personnel ne sont pas hypothéqués par l’emprise des substances.
« Il ne s’agit pas seulement de sensibiliser, mais de bâtir un cadre scolaire sécurisé où les jeunes peuvent se développer loin des influences néfastes de la drogue et de l’alcool », a conclu Gabriel BLIVI.
En lançant cette 2ᵉ édition, _La Nouvelle République_ et _La Une Togo_ rappellent que la prévention est un marathon, pas un sprint. Et que dans ce marathon, chaque acteur de la communauté éducative doit courir.

