La Fédération togolaise de cyclisme tire un bilan mesuré de la dernière édition du Tour du Togo. Malgré un contexte financier tendu, la compétition s’est déroulée jusqu’à son terme, une issue que le président de la FTC, Baïtian Djabigue, qualifie de motif de satisfaction.
« Nous arrivons au terme du tour avec un sentiment de satisfaction. Organiser une compétition de cette envergure exige des moyens conséquents. Cette année, le faible nombre de sponsors a généré plusieurs contraintes. Grâce à l’appui du ministère chargé des Sports et de quelques partenaires, nous avons pu mener l’épreuve à son terme », a-t-il déclaré lors de son allocution de clôture.
Au-delà de l’aspect logistique, M. Djabigue a salué l’état d’esprit qui a marqué l’événement. Il a mis en avant la solidarité et la compréhension manifestées par les équipes d’organisation et l’ensemble de la caravane tout au long du parcours. Sur le plan sportif, le président de la FTC a cependant exprimé une déception mesurée. « J’espérais voir un coureur togolais remporter au moins une étape. Cet objectif n’a pas été atteint, comme l’an dernier. Néanmoins, nos cyclistes se sont bien battus tout au long de la compétition », a-t-il souligné.
Un parcours salué, des points à améliorer
Le regard porté par l’Union cycliste internationale sur l’épreuve se veut également encourageant. Le commissaire UCI Laurent Bezolt a relevé la qualité des tracés et le niveau de participation des équipes engagées. « Les différentes étapes m’ont permis de découvrir plusieurs régions du Togo, avec des routes en bon état et des parcours exigeants offrant un cadre propice à la compétition. La participation des équipes a également été satisfaisante, ce qui n’est pas toujours le cas dans la sous-région », a-t-il indiqué.
Il a toutefois pointé plusieurs limites qui freinent encore la montée en gamme de l’épreuve. Parmi elles, l’annulation de l’étape Kantè-Kara pour des raisons de sécurité, ainsi que des difficultés persistantes sur le plan logistique, notamment concernant les véhicules d’accompagnement, l’hébergement et la restauration des délégations.
« Malgré ces défis, cette compétition repose sur une base solide. Il faudra poursuivre les efforts et travailler sur les améliorations nécessaires afin de permettre, à terme, son intégration au calendrier de l’UCI », a conclu M. Bezolt.
Pour la FTC, l’enjeu est désormais de consolider les acquis de cette édition tout en mobilisant davantage de partenaires afin d’assurer la pérennité et la progression du Tour du Togo sur la scène continentale.

